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Édito - Plus que du miel

C’est suffisamment rare pour être signalé, deux films animaliers sont à l’affiche depuis le 20 février. Un blockbuster de Disney Nature, Chimpanzés, et un film d’auteur, certes à gros budget, du Suisse Markus Imhoof, Des abeilles et des hommes. Le talentueux Charles Berling prête sa voix à ce long métrage ambitieux de 91 minutes : « C’est comme si l’auteur du film nous proposait un parallèle fascinant et édifiant avec nos propres sociétés humaines »,confie-t-il dans le dossier de presse. De fait, l’intention de Markus Imhoof est « de permettre au spectateur de saisir le drame qui se joue, à la fois à travers des images très sensorielles et des histoires bien réelles de “minuscules” abeilles, sans oublier le contexte bien plus vaste et oppressant : la pression causée par une pyramide économique mondiale en continuelle croissance ».
Pour mieux montrer ces insectes fascinants, arrivée sur Terre 60 millions d’années avant nous, le réalisateur a inventé des outils sur mesure capables d’accompagner leurs actions dans l’espace avec des travellings, des mouvements de grue et autres panoramiques. Il nous montre aussi des apiculteurs qui, comme dans les vastes champs d’amandiers de Californie, les poussent à améliorer leurs performances.
Pendant ce temps, une épidémie d’une ampleur phénoménale se propage de ruche en ruche sur toute la planète. Entre 50 et 90 % de ces précieux hyménoptères ont disparu depuis quinze ans. Or, l’Apis mellifera est aussi indispensable à notre économie qu’à notre survie : faut-il rappeler que 80% des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées ? Pas de pollinisation : plus de fruits ni de légumes. Dans le film, on voit la Chinoise Zhang Zhao vendre de petits sachets de pollens aux paysans. Là-bas, les abeilles ont disparu et les ouvrières, humaines cette fois, pollinisent les fleurs de pommier à la main…
Comme le dit le titre anglais du film, More than honey, les abeilles sont plus que du miel. Et ces actrices velues aux gros yeux en disent long sur l’homme.


Catherine Levesque



Actualités

Le docu dans les cartables

Quel rôle pédagogique les réalisateurs de documentaires animaliers peuvent-ils jouer ? Robert Luquès et Olivier Morvan ont apporté leur témoignage lors d’une table ronde sur ce sujet au dernier Festival de Ménigoute.


Mainate TV : Philippe Barbeau, cueilleur de sons

Nouveauté dans la newsletter du Fifo, une rencontre filmée pour Mainate TV par les élèves de l’Ecole de cinéma animalier en Deux-Sèvres. Dans cette première interview de 30 minutes, Philippe Barbeau, ingénieur du son reconnu, raconte aux « Iffcamiens » sa vision du métier et livre un regard critique sur la bande sonore des films animaliers, trop souvent négligée.


3 questions à Claude Dallet, de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne, à propos de la consultation publique sur l’eau

Jetez-vous à l’eau ! Vous avez jusqu’au 30 avril pour répondre à la consultation publique sur l’eau. Claude Dallet, chef du service actions territoriales, agriculture et milieux aquatiques à l’Agence de l’eau Loire-Bretagne, délégation Poitou-Limousin, nous apporte son éclairage.

• Quels partenariats avez-vous noués avec le Festival de Ménigoute ?
Lors de la première consultation publique sur l’eau organisée en 2005, nous avions déjà financé le festival pour inciter ses visiteurs à remplir le questionnaire. Quand le fondateur du festival m’a sollicité pour l’exposition sur l’eau organisée lors de la dernière édition du Fifo, nous avons accepté d’en subventionner une partie dans la mesure où elle constituait un bon support pour sensibiliser le public à la consultation qui venait juste d’être lancée.

• Pouvez-vous rappeler le rôle des Agences de l’eau ?
Ce sont des établissements publics de l’Etat qui interviennent sur un bassin hydrographique délimité. En l’occurrence, des sources de la Loire et de l’Allier jusqu’à la pointe du Finistère et à la baie de l’Aiguillon, soit 36 départements, pour ce qui concerne l’Agence Loire-Bretagne. Chacune des six agences est chargée de la politique de la gestion de l’eau sur son bassin. Elle s’appuie pour ce faire sur le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (Sdage), un document officiel de planification établi sur six ans qui définit le niveau d’objectif de qualité de tous les milieux aquatiques à atteindre pour répondre à la directive cadre sur l’eau.Celle-ci impose aux États membres européens des obligations de résultats. Concrètement, sur chaque cours d’eau, plan d’eau, nappe souterraine… sont définis des objectifs de « bon état ». Par exemple, le Sdage en cours vise à son échéance de 2015 le bon état de 60 % de ses masses d’eau avec obligation de résultats à l’égard de Bruxelles. Le pourcentage restant peut bénéficier d’un report en 2021 ou 2027 à condition que cela soit justifié.

• En quoi cette consultation publique sur l’eau est-elle importante ?
Nous préparons actuellement le Sdage qui s’appliquera entre 2016 et 2021, lequel implique deux consultations auprès de tous les citoyens : la première, en cours, traduit les grandes préoccupations : eaux de qualité, partage de la ressource… Nous consultons aussi les collectivités, les chambres consulaires et incitons nos partenaires, CPIE et associations de protection de l’environnement, à informer largement le public. Le questionnaire, auquel on peut répondre en ligne en cinq minutes, est structuré en quatre grands thèmes accessibles au plus grand nombre. De fait, l’eau interpelle tout le monde et ne se résume pas à celle qui coule du robinet ! C’est un support de vie, un indicateur de bonne santé, et il est important que les usagers nourrissent les politiques mises en œuvre.

Catherine Levesque.
Pierre Rabhi star du petit et du grand écran

Un documentaire sur France 5 le 15 mars, un long métrage en salles le 27 : deux films interrogent le regard critique et exigeant de l’agriculteur-penseur Pierre Rabhi, chantre de la sobriété heureuse.

Mon premier est un documentaire télévisé de 52 minutes. Son réalisateur, Christophe Reynaud, accompagne Pierre Rabhi, pionnier de l’agro-écologie, dans deux conférences pour montrer l’impact de sa parole et de son engagement. Durant l’une d’elles, il rencontre pour la première fois le moine bouddhiste Matthieu Ricard. On le voit aussi en Ardèche, dans sa ferme de Montchamp, où il opéra avec sa femme un retour à la terre en 1963. Marraine du mouvement des Colibris, qu’il a impulsé en 2007, l’actrice Marion Cotillard y converse avec lui le temps d’un après-midi.
Ce documentaire de 52 minutes raconte le parcours extraordinaire de cet « éveilleur de conscience » né aux portes du Sahara algérien. Il revisite les lieux et les rencontres qui ont marqué sa vie.
Mon second est un long métrage de 98 minutes qui retrace aussi l’itinéraire de ce sage, à la fois paysan et homme public, à travers des témoignages de personnalités qu’il a influencées (Tristan Lecomte, fondateur d’Alter Eco, Philippe Desbrosse, pionnier de l’agriculture bio, feu Michel Valentin, fondateur du centre agro-écologique des Amanins), ou de proches (sa femme, sa fille, au Hameau des Buis)…
De l’expérience de Gorom Gorom au mouvement Colibris, celui qui prône « une insurrection des consciences » entend avant tout proposer « des solutions qui fonctionnent » et « un nouvel imaginaire ».On reprochera toutefois à la réalisatrice, Marie-Dominique Dhelsing, qui avait déjà filmé Pierre Rabhi dans La reconquête du songe (52 min, 2011), un traitement un peu trop conventionnel pour une personnalité hors norme.

Catherine Levesque

flecheEmpreintes, sur France 5 / Pierre Rabhi, les clés du paradigme. Diffusion le 15 mars, à 21 h 30, et le 17 mars, à 7 h 45.
Au nom de la terre, Marie-Dominique Dhelsing. Sortie le 27 mars.

 

Catherine Levesque

Brèves

Wanted exposants

Tous les visiteurs du Festival de Ménigoute connaissent le Forum de la nature, vaste chapiteau de 3000 m2 que se partagent joyeusement les associations, les éditeurs, les agences d’écotourisme, les collectivités territoriales, les sociétés de matériel optique et photographique… Le temps est venu de réserver son espace d’exposition pour la 29e édition, qui se déroulera du 29 octobre au 3 novembre prochains. Les 100 premières inscriptions seront prises en compte !

 

Pesticides,
non merci

La prochaine “Semaine pour les alternatives aux pesticides” se déroulera du 20 au 30 mars, avec des centaines d’événements partout en France. A signaler dans les Deux-Sèvres, une projection-débat autour de Pesticide mon amour  au château de Sanzay, le 29 mars, à 20h30, à Argenton-les-Vallées.

www.semaine-sans-pesticides.com


J’aime le Fifo !

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La page « perso » du Festival international du film ornithologique de Ménigoute, Fifo pour les intimes, ayant fédéré plus de 4 000 amis sur Facebook, une page communautaire vient d’être créée.

Vous étiez « amis » du Fifo, déclarez-lui désormais votre flamme en levant le pouce sur le plus populaire des réseaux sociaux !

 


Livres & DVD



Le pèlerin de Bourgogne
Coffret intégral de la France
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