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Édito - Guérilla jardinière

illustration de laurent zagni

Les habitués du Festival de Ménigoute connaissent bien ce nom exotique : Kokopelli, un personnage mythique de la culture amérindienne. L’association, dont le stand est présent au forum depuis une décennie, est sous le feu des médias depuis quelques années en raison d’un procès qui l’a menée jusqu’en Cour européenne de justice. Pour résumer ce dossier touffu, on lui reproche de commercialiser des semences de variétés non-inscrites au catalogue officiel… « L’avocat général de la Cour nous a donné raison. Nous attendons la suite avec l’espoir de mettre un terme au totalitarisme de la législation sur le commerce des semences », explique Jean-Marc Guillet, responsable de Kokopelli, par ailleurs grand amateur du Fifo. « J’ai participé au festival deux années de suite. C’est notre trésorier, Jocelyn Moulin, qui tient désormais le stand. Nous trouvons ce festival magnifique… et nous en profitons aussi pour aller voir des films ! »
Le public du festival aime aussi beaucoup Kokopelli et fait honneur à ses graines, bien qu’on ne trouve sur leur stand qu’une petite moitié de la multitude de variétés vendues par l’association. « C’est aussi l’occasion pour nous de nouer de très bons contacts ».
Très impliquée dans la protection de la biodiversité alimentaire, l’association offre beaucoup de semences à des communautés paysannes d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Sud. « Après le Brésil, nous officialisons notre antenne au Costa Rica », se félicite Jean-Marc Guillet.
Son frère, fondateur de l’association, organise en août prochain le premier Festival Kokopelli-Pachamama au Pérou . Ces défenseurs de variétés anciennes se sont vu prêter pour l'occasion des terrains près du sanctuaire historique du Machu-Picchu. « Nous allons faire nos semis sur des terrasses jadis cultivées par les Incas ! »
Vous souhaitez rejoindre ce légitime mouvement de résistance ? Ça tombe bien, c’est le printemps ! Achetez vos semences chez Kokopelli. Sûre que les RG fermeront les yeux sur cette pacifique guérilla jardinière…

 

Pour en savoir plus :
Kokopelli : 04 66 30 64 91. http://kokopelli-semences.fr

Catherine Levesque



Actualités

L'atelier sculpture

Ça commence par une boule de terre que l’on triture. On l’évide, on la lisse et ça se transforme en oiseau, en belette ou en hérisson. Pour peu que Catherine Chaillou (désolée pour la coquille dans le générique, NDLR…), sculpteur céramiste animalier incontournable du Fifo, prodigue aux débutants ses précieux conseils…

Vidéo : Marie Amiguet




Une culture environnementale partagée

Le premier colloque sur la place du documentaire animalier dans l’éducation à l’environnement aura lieu le 2 novembre au Festival de Ménigoute en partenariat avec le laboratoire du CNRS de Chizé, l’Iffcam et l’Institut de formation et de recherche en éducation à l'environnement (Ifrée) Interview de Francis Thubé, son directeur.

• L’Institut de formation et de recherche en éducation à l'environnement est une structure unique et pionnière en France. Comment fonctionne-t-elle ?
Son origine remonte aux années 1990, quand l’éducation à l’environnement en région Poitou-Charentes a été reconnue par l’Education nationale comme étant exemplaire. L’Ifrée a été créé en 1995 dans le cadre du contrat de plan Etat-région et pensé comme un outil régional de formation à l’éducation à l’environnement. Il s’adresse aux formateurs au sens large – enseignants, animateurs, professionnels de l’environnement… –, sur toute la France, et s’appuie sur un réseau dense d’acteurs associatifs de la région, ainsi que sur une équipe d’une dizaine de salariés.
Sa spécificité est d’avoir été fondé par trois composantes : l’Etat, la région Poitou-Charentes et le monde associatif. Notre structure revendique donc une mission de service public. Depuis quelques années, elle accompagne aussi les démarches de développement durable des collectivités dans une logique d’éducation et produit de nombreuses ressources pédagogiques (fiches, livrets…). Enfin, l’Ifree élabore des projets entre chercheurs et praticiens de l’éducation à l’environnement…

• Force est de constater que l’environnement est relégué depuis quelque temps au second plan. Quel regard portez-vous sur ce recul ?
C’est un recul dans le discours politique. Quand on regarde ce qui se passe sur le terrain, on constate un décalage dramatique entre l’inexistence de l’environnement dans le discours politique et l’implication dont sont capables les citoyens, les associations et les collectivités, sur le terrain. C’est une véritable fracture ! Par exemple, nous avons recruté par tirage au sort douze citoyens de profils différents pour réfléchir bénévolement durant trois week-ends sur les mesures à mettre en place afin d’obtenir une eau de meilleure qualité. Ils ont produit des choses d’une grande qualité !

• Vous avez un projet pour le prochain Festival de Ménigoute…
Nous travaillons sur une table ronde ou un atelier débat qui portera sur le documentaire animalier comme outil pédagogique sur les questions d’environnement. Ce média est largement sous-exploité alors qu’il y a une vraie résonance chez les spectateurs, une dimension sensible à prendre en compte. Nous souhaitons susciter des échanges entre des réalisateurs, des enseignants, des éducateurs, du public… afin de faire émerger des interrogations, voire des propositions pour aller vers l’action et le concret à partir de ce formidable média qu’est le film animalier.

Propos recueillis par Catherine Levesque.

Parcours d'eau


En cette année de sécheresse, une certitude (doublée d’un scoop !) : il y aura de l’eau au prochain Festival de Ménigoute. L’affiche donne le ton : un fuligule morillon à l’envol, une grande aigrette toutes ailes ouvertes, façon diva, et une guifette moustac en vol dans un halo d’éclaboussures. Les photos sont signées Hellio & Van Ingen. « Ce sont des oiseaux bien de chez nous, note Nicolas Van Ingen, photographe en Brenne avec son complice Jean-François Hellio. Parmi les trois propositions d’affiches que nous avons faites, c’est celle qui présente le plus d’unité. C’est aussi la plus forte visuellement, grâce à son mouvement. »

Aucune contrainte n’a été donnée au duo pour le choix des images. « Nous avons choisi des oiseaux d’eau pour faire écho à l’exposition que nous allons présenter au Forum des artistes animaliers, sur l’itinéraire d’une goutte d’eau. »
L’idée est partie d’un livre paru l’an passé. « C’était un pari : raconter l’histoire d’une goutte d’eau à travers des photos, un peu comme dans une BD. On y a volontairement fait des redondances pour obliger le lecteur à s’attarder sur les images et il y a quelques textes brefs de Fabrice Nicolino. Ce travail a séduit une bibliothèque, qui en a fait une petite exposition. Celle qui sera présentée au festival sera plus ambitieuse, avec une soixantaine de tirages de 50 x 80 cm ou de 80 x 120 cm. »

Ce cheminement occupera ainsi toute la périphérie du forum, où sera également présentée une exposition importante sur une centaine d’oiseaux. « Il comprendra à la fois une sélection de photos du livre agrandies, des bâches reprenant l’esprit de la maquette avec des textes poétiques, ainsi que des textes plus scientifiques sur la biodiversité liée à l’eau. » On a hâte de s’y plonger.

Catherine Levesque

Brèves

6e Fête de la nature
du 9 au 13 mai 2012

Drôles d’oiseaux ! Tel est le thème de cette 6e Fête de la nature, qui se déroulera du 9 au 13 mai. Un journal gratuit dédié à la fête sera distribué dans 2 000 kiosques en mai avec un plan de nichoir. Le défi : en installer 10 000 en France d’ici juin.

Mainate organise pour sa part une sortie en Brenne le samedi 12 mai, qui sera animée par Patrick Luneau, naturaliste brennou. Départ en car de la mairie de Ménigoute (7h-18h). Réservation avant le 27 avril (15 € / personne ; prévoir son pique-nique) au 05 49 69 90 09.

Image & Nature :
50 numéros !

Le premier magazine photo 100 % nature fête son cinquantième numéro. Outre les traditionnelles rubriques techniques, Image & Nature y consacre une bonne place aux oiseaux : fou de Bassan (Une saison, un oiseau), outardes canepetières du Verdon (Une image, une histoire) et tarier des prés (Guide pratique). A noter également, un dossier sur les coulisses du magazine. Offre d’abonnement : 30 € pour 10 numéros / an. www.image-nature.com

Livres & DVD,
la sélection du FIFO

Le biopotager autosuffisant
Les tomates aiment les carottes
Les astuces du jardinier
Arroser sans gaspiller
Jardin bio : vrai ou faux ?
Les bons réflexes pour un jardin écologique

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