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© GUILLAUME FRANÇOIS

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IL FAUT LE VOIR POUR LE CROIRE

Pour la quarantième année, le petit village de Ménigoute a comptabilisé 30 000 visites du 28 octobre au 2 novembre 2025. Un coup de baguette magique ne suffit pas pour rassembler autant de monde dans un village de moins de 1 000 habitant·es. L’équipe du Festival de Ménigoute, ses 250 bénévoles et ses précieux partenaires déploient toute leur énergie chaque année pour faire de cet endroit une grande fête de la protection du vivant.

D’abord, le septième art, avec la salle omnisports métamorphosée en salle de projections de 1 100 places et un nouvel écran de 60 m2. C’est toujours le cœur battant de l’événement, avec un public au rendez-vous qui comptabilise un record de 15 000 entrées cette année. La sélection variée proposait 46 films, dont 36 en compétition concourant pour 8 prix. La salle de cinéma de la commune voisine de Vasles a permis de pousser un peu les murs pour les spectateur·ices, en organisant notamment des séances de rediffusions, avec un total de 30 séances. Ce même engouement a été présent chez les 50 réalisateur·ices et 120 professionnel·les du cinéma animalier accueilli·es sur place pour échanger et rencontrer le public.

Aux quatre coins du village, le partage et la transmission autour de sujets environnementaux se sont propagés. Impossible de louper le Forum Découvertes, Nature & Patrimoine de 3 000 m2, sorti de terre pour l’occasion, avec 96 stands autour de la nature et 7 restaurateur·ices qui nourrissent les festivalier·es pour ce marathon en faveur de la protection du vivant. Dans la chapelle Boucard se trouvait l’un des 23 artistes du salon d’art animalier, en plus des 10 expositions artistiques installées aux alentours. Dans la salle Romane, 36 conférences et tables rondes ont fait de l’événement un lieu d’échanges et de débats passionnés. Même l’église a accueilli l’une des 34 activités proposées, avec un cinéma pour l’oreille captivant.

L’association Mainate, qui porte le Festival de Ménigoute, est infiniment fière de continuer à faire vivre ce rassemblement qui réchauffe les âmes et marque les esprits par des petits et grands moments autour de la nature. Que ce soit lors d’une standing ovation après Le vivant qui se défend de Vincent Verzat, pendant les nouvelles séances de cinéma d’animation Pioupiou qui fédèrent petit·es et grand·es, ou simplement en se donnant rendez-vous pour (re)créer du lien et du sens dans ce Festival du vivant à taille humaine.

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RENCONTRE

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Rachel Guénon, réalisatrice, autrice & cheffe opératrice sous-marine

Assez têtue pour s’accrocher à quelques rêves qui lui tiennent à cœur, Rachel Guénon réalise celui d’obtenir le Grand Prix de la 41e édition du Festival de Ménigoute avec son film La vie en fluo, co-réalisé avec Samuel Guiton. Une idée portée depuis l’Institut Francophone de Formation au Cinéma Animalier de Ménigoute (IFFCAM), où le potentiel n’est qu’à ses débuts et avec le sentiment qu’il y a quelque chose d’inédit à faire. Sous des couleurs fluorescentes révélées par des lampes UV, par le son de musiques électroniques, et avec le soutien d’une équipe au sens du détail acéré, le public est invité à découvrir la vie au-delà des sens humains.

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RACHEL GUÉNON © TYPHAINE SZELANGIEWICZ

SOS Animaux

« Entre mon enfance et ma vie d’adulte, le chemin n’a pas toujours été rectiligne. J’ai grandi au milieu des tours de Bordeaux, dans une cité où ma mère travaillait pour une ferme pédagogique. On vivait en ville, mais chaque soir nous allions ensemble rentrer les oies. C’était un petit rituel, presque incongru dans ce décor urbain, et pourtant c’est là que je me suis sentie entourée d’animaux pour la première fois.

Mon jeu de société préféré, à l’époque, c’était SOS Animaux. Une grande carte du monde, des quizz sur la faune, et un défi simple : remettre chaque espèce dans son milieu. Parfois, une catastrophe naturelle balayait les zones où l’on n’avait pas agi assez vite. En y repensant aujourd’hui, je me demande combien de ces “catastrophes imaginaires” sont devenues bien réelles dans certains endroits du globe.

En grandissant, j’ai voulu m’impliquer dans la conservation des espèces et essayer, modestement, d’infléchir leur trajectoire. J’ai suivi un bac scientifique, puis je me suis engagée dans plusieurs structures dédiées à la protection du vivant. L’une des expériences qui m’a le plus marquée a été de faire plusieurs mois de volontariat au Costa Rica, dans des centres de conservation. Le cadre était simple et éprouvant à la fois : accompagner des équipes la nuit pour protéger des nids de tortues marines contre le braconnage. Une cinquantaine de tortues, leurs œufs, la plage, l’obscurité… et l’impression de faire quelque chose qui comptait vraiment.

À mon retour en France, j’ai repris mes études avec un master de biologie à l’École Pratique des Hautes Études de Montpellier. Je me suis spécialisée en comportement animal et en protection de la biodiversité. Grâce au programme Erasmus, j’ai passé ma troisième année en Écosse où j’ai pu suivre un parcours de zoologie, une opportunité qui n’existait pas en France. Je garde un souvenir très vif d’un de mes cours favoris : l’étude des abysses. Le monde marin m’attire depuis toujours, sans que je puisse vraiment l’expliquer. »

Moins de protocoles, plus de créativité

« Très tôt, j’ai eu envie de découvrir un ailleurs que j’avais fantasmé en lisant gamine. Pendant mes études, je travaillais l’été dans les champs de maïs pour mettre de l’argent de côté et partir un mois en sac à dos. C’est comme ça que j’ai découvert la Birmanie, l’Iran ou l’Islande, et que j’ai commencé la photographie.

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© RACHEL GUÉNON

Une fois mon Master tant convoité en poche, j’ai fait une constatation tragique : travailler en biologie ou en écologie pure ne me ressemblait pas vraiment. J’étais plus généraliste que spécialiste. J’avais besoin de changer régulièrement de sujet, d’être stimulée créativement parlant. L’idée de réaliser des documentaires s’est imposée : pouvoir s’immerger dans un projet pendant quelques années puis en explorer un autre ensuite, écrire, filmer, expérimenter, c’était exactement ce qu’il me fallait !

En cherchant comment me former à l’image animalière, j’ai découvert l’IFFCAM. Cette école a été un vrai point de convergence et mes envies de biologie, d’images et de plongée y ont enfin trouvé un cadre cohérent. En première année, j’ai réalisé L’automne des anguilles, avec des animations en aquarelle pour raconter leur voyage. En deuxième année, j’ai plongé dans la fluorescence, un sujet dont je sentais déjà tout le potentiel.

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EXTRAIT DU FILM L’AUTOMNE DES ANGUILLES DE RACHEL GUÉNON © IFFCAM

À la sortie de l’école, j’ai participé à deux projets collectifs : Echilibru en Roumanie comme cheffe opératrice, puis Le Syndrome du Bernard-l’Hermite aux Bahamas comme réalisatrice et autrice. Des projets indépendants, hors des sentiers battus, menés avec d’autres ancien·nes élèves, qui nous ont permis de nous lancer pour de vrai, ensemble. »

La vie en fluo

« Pendant l’IFFCAM, j’avoue que je passais presque tout à la lampe UV pour voir ce qui se révélait fluorescent ou non. Avec une bande d’ami·es, nos lunettes jaunes vissées sur le nez pour optimiser l’expérience, on partait en expédition nocturne. On se serait cru·es dans une version artisanale de la série d’investigation “Les Experts”, mais à Ménigoute. En se promenant derrière l’école, on est tombé·es sur une graine qui libérait des nappes de fluorescence dans la rivière. Une autre fois, juste en sortant de la maison, j’ai croisé un escargot dont la bave dessinait de longues traînées jaunes fluorescentes.

Ce qui me frappait, c’était que cette lumière cachée appartient souvent à des animaux auxquels on ne prête aucune attention comme des mille-pattes, des araignées, des perruches de compagnie. C’est toute une petite faune discrète, soudain mise en évidence par une autre longueur d’onde.

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EXTRAIT DU FILM LA VIE EN FLUO DE RACHEL GUÉNON & SAMUEL GUITON © ZED

Depuis 2019, j’ai continué à travailler sur la fluorescence, de manière un peu intermittente mais toujours avec curiosité. Le dispositif d’accompagnement de jeunes artistes PLACE, à Bordeaux, m’a offert un vrai cadre. J’ai eu la chance d’être suivie par l’autrice Émilie Dumont, qui m’a aidée à reformuler le projet et à lui donner une cohérence qui parle autant aux sociétés de production que de diffusion.

ZED a eu un vrai coup de cœur pour le sujet et ARTE nous a rapidement soutenu·es. Aujourd’hui, nous avons d’autres diffuseurs en France et à l’étranger comme Ushuaïa TV, RTS, AMC Southern Europe, FTV Prima, MTVA ou MagellanTV. »

Un travail d’équipe

« Au moment des tournages, Samuel Guiton a rejoint l’aventure et est devenu co-réalisateur du film. Ses compétences, notamment en macro et en tournage studio, ont vraiment élargi le champ de ce que nous pouvions raconter. J’ai particulièrement apprécié notre collaboration, même s’il avait davantage d’expérience, il a toujours instauré une relation d’égal à égal.

J’aime profondément travailler en équipe. Les idées qui circulent, les angles qui se déplacent, cette manière qu’a un projet de se transformer au contact d’autres regards… ce sont des choses qui me nourrissent. En tant que jeune réalisatrice que personne ne connaissait encore, cette dynamique collective m’a aussi aidée à gagner en confiance.

La co-réalisation a de toute façon été précieuse face à l’ampleur du sujet. Beaucoup d’espèces ont été observées en fluorescence, mais peu disposent d’études suffisamment poussées pour en comprendre les mécanismes. Pour aller chercher ces connaissances, nous avons dû rencontrer les scientifiques là où ils travaillent : au Japon, aux États-Unis, mais plus près de chez nous aussi, dans le Var ou en Corse.

Ariane Lamarsaude a également joué un rôle essentiel dans l’écriture de ce projet. C’est une autrice d’une redoutable efficacité, capable de s’immerger dans des sujets complexes en un temps record. Elle a contribué à affiner le propos du film, à structurer le récit, et à donner à l’ensemble une cohérence qui, je pense, se ressent aujourd’hui à l’écran.

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EXTRAIT DU FILM LA VIE EN FLUO DE RACHEL GUÉNON & SAMUEL GUITON © ZED

L’esprit collaboratif du film se prolonge jusque dans sa bande originale, composée par l’artiste Fakear. Dès les premières discussions, nous avions envie d’une identité musicale électronique, et son nom s’est rapidement imposé. Il était enthousiaste à l’idée de participer. Avec le recul, la musique qu’il a créée fait véritablement corps avec le film et je n’arrive pas à imaginer une autre bande sonore qui fonctionnerait aussi bien. »


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L'EXPÉRIENCE AU FESTIVAL DE MÉNIGOUTE

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« Le Festival de Ménigoute, c’est un peu le haut lieu du monde animalier. On ne va pas se mentir, quand on a fait l’IFFCAM, on rêve secrètement d’obtenir un jour le Grand Prix du FIFO. C’est un horizon un peu mythique, une sorte de sommet symbolique. Et puis, il y a aussi tout l’aspect humain avec cette école juste à côté, les ami·es qui reviennent chaque année, les retrouvailles… partager ce moment avec elles et eux, c’est quelque chose qui ne s’achète pas. Alors recevoir le Grand Prix après avoir commencé ici en tant qu’élève, ça a une saveur toute particulière. C’est comme boucler une boucle.

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RACHEL GUÉNON AVEC LE TROPHÉE DU LIROU D’OR 2025 © CM PHOTOGRAPHY

En 2022, j’ai fait partie du Jury du Festival et nous avons primé un film qui m’a profondément marqué : The Song of the Little Owl, du réalisateur iranien Mehdi Nourmohammadi. Un documentaire sans voix-off, uniquement porté par les sons et la musique, dans lequel on suit une petite chouette confrontée au braconnage, aux incendies et à la fragmentation de son habitat. Le film détonne totalement par rapport à ce qu’on voit habituellement. Je me souviens de l’émotion brute que j’ai ressentie, en observant le monde à travers ses yeux.

L’une de mes belles rencontres durant cette édition 2022 a été celle avec Paul-Aurélien Combre, alors Président du Jury. Il faisait partie de la toute première promotion de l’IFFCAM, bien avant moi, et jusque-là nos chemins ne s’étaient croisés qu’en surface. C’est vraiment en membres du Jury que nous avons appris à nous connaître. C’est d’ailleurs ce que j’aime dans cette expérience : on se retrouve à partager une semaine entière avec des personnes que l’on n’aurait probablement jamais rencontrées autrement. Des générations différentes, des parcours très variés, des sensibilités qui ne se seraient peut-être jamais côtoyées… et pourtant, on finit par créer de vrais liens. Regarder des films ensemble, débattre, essayer de comprendre pourquoi certains nous touchent et d’autres moins… et mettre ces sensations en mots, c’est une expérience extrêmement formatrice. »


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POUR ALLER PLUS LOIN

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L’ACTUALITÉ

« Sans trop en dire, j’ai envie de continuer à explorer ces thématiques qui se situent à la frontière de la science. Cet endroit un peu particulier où la recherche avance, mais où subsistent encore énormément de zones d’ombres. Je vois ça comme les confins : un territoire scientifique encore en friche, où chaque étude peut potentiellement déplacer notre façon de voir le monde, au sens littéral comme au sens philosophique. Nos connaissances reposent sur nos sens, et c’est tout à fait normal. Mais dès que la technologie nous offre un autre point d’accès, avec par exemple une autre longueur d’onde ou une autre manière de percevoir, on réalise que des phénomènes passent sous le radar. Ce sont précisément ces interstices-là qui me fascinent. »

RECOMMANDATIONS

« Je recommande le livre Animals, de Ceridwen Dovey. Côté documentaire, un film de 2024 qui a aussi été diffusé pendant cette édition du Festival de Ménigoute, Sépia, l'odyssée d’une seiche de Romain Guénard et Matthieu Le Mau. Aussi, je recommande la série documentaire de 2021 Life in Colour de la BBC. »

Suivez Rachel Guénon sur son site internet et son compte Instagram


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Palmarès 2025

Félicitations aux lauréat·es de cette 41e édition du Festival de Ménigoute ainsi qu’au Jury, au Jury Jeunes Regards, et à France 3 Nouvelle-Aquitaine, NoA et Ushuaïa TV pour ces beaux projets de nature. Un immense remerciement à l’ensemble des partenaires qui soutiennent ces prix pour encourager l’art animalier.

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L’oiseau de l’année

L’association Camera Natura et la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) ont aussi dévoilé leur palmarès pour la 5e édition du concours français de la photographie de l’oiseau de l’année. Parmi la sélection de 10 photographies, qui étaient exposées pendant le Festival de Ménigoute à l’IFFCAM, c’est le Petit gravelot d’Antoine Dusart qui ressort lauréat. Découvrez les dessous de la prise de ce cliché par son auteur :

« Les nuages noirs à l’horizon n’annonçaient rien de bon, mais l’envie d’aller voir les oiseaux avait été trop forte. Comme par nécessité de ne rien manquer de leur vie, j’étais posté au même endroit que ces dernières semaines, en compagnie des petits gravelots. Les promeneurs partis, ils se reposaient en toute tranquillité sur le sentier. Le jour tombait et il me fallait rentrer moi aussi. Le soleil en a décidé autrement. Dans une de ces subites percées de lumière dont la Charente-Maritime a le secret, le ciel et l’œil du petit gravelot n’ont fait qu’un. » Antoine Dusart, photographe naturaliste lauréat du concours l’Oiseau de l’année 2025

photoPETIT GRAVELOT © ANTOINE DUSART


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Hors les murs

Le Festival de Ménigoute vient de se terminer, mais la saison du documentaire, elle, continue hors les murs avec le soutien du Centre National du Cinéma et de l’image animée (CNC). Pour la deuxième projection, Camargue, grandeur nature de Laurent Charbonnier et Philippe Barbeau, a été projeté le 25 novembre dernier à 18H à la salle Romane de Ménigoute. Un film avec plus d’une cinquantaine d’espèces, dont de nombreuses endémiques du territoire. Marie-Christine et Dominique Brouard ont assuré la présentation de ce documentaire, primé à la toute première édition du FIFO. Suivez les actualités des projections sur le site internet.



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Développer ses sens, en voilà une riche idée. Comme l'audio-naturaliste Boris Jollivet et son cinéma pour l’oreille, où il fait découvrir des sons de nature, initiez-vous à l’écoute de votre environnement. Développez l’ouïe des plus jeunes avec le CD et le livret J'écoute les sons de la nature de F. Deroussen & H. Millancourt, disponible chez FIFO Distribution.



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Le Festival de Ménigoute sur Internet

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Novembre 2025 -  Archives des anciennes newsletters
Rédaction : Louise Jacquot  -  Conception : Tabula Rasa

L’association MAINATE organise le Festival International du Film Ornithologique de Ménigoute

FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM ORNITHOLOGIQUE DE MÉNIGOUTE
Association MAINATE, 16 bis, rue de Saint Maixent - BP 10 005 - 79340 Ménigoute
Tél. : 05 49 69 90 09 - contact@menigoute-festival.org
https://www.menigoute-festival.org