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Édito - Le miroir aux alouettes

Les hirondelles sont de retour depuis mi-mars dans le centre de la France. Conformément à l’adage, elles ne font malheureusement pas le printemps. Celui-ci tarde à s’installer en dépit des premières mélopées des alouettes des champs qui s’élèvent vers un ciel souvent gris comme pour le défier. A l’instar des rougequeues sans cesse en mouvement sur leurs murets de pierre, à Ménigoute, on s’affaire. L’affiche de la 29e édition du Festival est prête : on doit la photo à Jacques Gillon qui sera l’invité d’honneur du Salon de la peinture. L’assemblée générale de l’association qui porte le festival, Mainate, aura lieu le 12 avril. Quant au concours photos 2013, il a pour thème la plaine, pas aussi morne qu’on voudrait nous le faire croire.
Pour la deuxième fois, on se félicitera d’avoir une femme comme présidente du jury. Il s’agit de Dominique Martin-Ferrari, productrice et réalisatrice de nombreux documentaires environnementaux, très enthousiaste à l’idée de s’immerger dans le monde du cinéma animalier (voir son interview).
Pionnière sur le traitement des sujets écologiques transversaux (pluies acides, OGM…), cette journaliste engagée constate une réelle prise de conscience. Il est parfois bon de le rappeler et de prendre un peu de recul, même s’il reste beaucoup à faire.

En cette “Semaine pour les alternatives aux pesticides”, on citera le livre historique de Rachel Carson, Printemps silencieux, qui contribua à l'interdiction du DDT aux Etats-Unis et, disons le tout net, à la naissance du mouvement écologiste. On peut aujourd’hui se réjouir qu’une action de « géo-mobilisation » participative et citoyenne vise à valoriser les zones sans pesticides en France. Chacun peut y contribuer en quelques clics ! Et les alouettes continueront à chanter dans un ciel redevenu bleu.

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Catherine Levesque



Actualités

Sur les rives de la bohême

Sur les dalles rocheuses de la vallée de l’Argenton, au nord des Deux-Sèvres, pousse une petite liliacée rare, la gagée de Bohême. Dans le cadre du Master 1 de l’Ecole de cinéma animalier des Deux-Sèvres, Romain Guénard a réalisé un film sensible sur les hôtes de cet espace Natura 2000 où la conservation fait bon ménage avec les activités sportives.


3 questions à Dominique Martin-Ferrari, présidente du jury du 29e Festival de Ménigoute

Documentariste et productrice, Dominique Martin-Ferrari sera la présidente du jury du prochain festival. A la tête de Media Pep’s, cette spécialiste de l’environnement s’attache désormais à travailler sur la mémoire et le rôle des médias.

• Journaliste, réalisatrice, productrice, militante, vous avez de nombreuses casquettes. Comment résumeriez-vous votre parcours ?
C’est le résultat d’une carrière. J’ai 63 ans, une formation de philosophe et j’ai enseigné avant de devenir pigiste pour des magazines comme Ça m’intéresse, L’Express… A l’époque, j’étais responsable des Amis de la Terre et peu de gens maîtrisaient les dossiers tels que les pluies acides, les surgénérateurs… Puis j’ai animé l’émission hebdomadaire Nous n’avons qu’une Terre sur RFI tout en montant ma société de production, en 1993. De 1995 à 2005, j’ai été en charge de l’émission Gaïa sur France 5, le premier magazine de l’environnement et du développement durable – un 26 minutes hebdomadaire. Entre 2007 et 2010, ce fut le magazine Eclats de Planète sur France Ô. Passionnant. On ne travaille pas assez sur l'environnement dans les Doms !

• Comment appréhendez-vous votre rôle à venir de présidente du jury du festival ?
J’ai déjà été membre d’un jury… et j’ai aussi reçu des prix ! Il n’empêche que je suis très honorée et que c’est une grande joie. J’ai le sens de l’image, je sais ce qu’est une production et je suis capable d’évaluer le travail d’un réalisateur. D’ailleurs, l’un des premiers documentaires que j’ai produits pour Gaïa portait sur la migration des grues au lac du Der ! J’aime l’idée de m’immerger pour regarder des films : on manque toujours de temps pour le faire.

• Vous avez surtout réalisé des documentaires environnementaux, notamment un coffret de 7 DVD d’archives du Sommet de la Terre. Quel regard portez-vous sur le documentaire animalier ?

Réaliser ce coffret de DVD était une manière de clore un parcours. Je trouvais dommage d’arriver sur les 20 ans de Rio avec pessimisme et je voulais montrer que des choses avaient été défendues, qu’il y avait eu une accélération de l’Histoire. Des dégâts planétaires aussi, certes, mais un rapport de forces s’est établi depuis les années 1970. Je trouve important de faire passer ce devoir de mémoire. Quant à mon regard sur le documentaire animalier, il n’est pas militant. Je suis relativement vierge sur ce sujet mais j’ai une grande capacité d’objectivité et d’appréciation sur le travail que représente un film. Je reproche souvent aux films animaliers un certain anthropomorphisme, une mise en scène. J’aime quand les animaux sont à leur place. Une chose est sûre : je suis quelqu’un de pressé et je n’aurais jamais eu la patience de faire un film animalier !

 

Catherine Levesque.
Tournage : Jacques Malaterre explore le plus beau pays du monde

Ce sera sans conteste l’événement télévisuel de la fin de l’année. A Noël, France 2 diffusera en prime time (comprenez heure de grande écoute) Le plus beau pays du monde, un documentaire de prestige que réalise actuellement Jacques Malaterre.

On connaît notamment Jacques Malaterre pour la série à succès L’Odyssée de l’espèce (200 millions de téléspectateurs dans 150 pays) et AO, le dernier néanderthal, son western préhistorique (2010). « Loin du magazine et du reportage, il s’agit de présenter notre patrimoine naturel dans un discours ni polémique, ni anxiogène, explique le réalisateur avec enthousiasme. L’objectif : faire prendre conscience aux téléspectateurs qu’un trésor les entoure. Or, l’homo sapiens protège spontanément son trésor ! »
Le principe du film, partir de la haute montagne (Alpes, Pyrénées) pour redescendre progressivement en plaine via les Vosges, les Cévennes, jusque dans les marais du Poitou et de la Camargue. Le voyage, à grands renforts de moyens techniques – drones, hélicoptères, travellings, grues…– s’achève en Corse. « Nous ne prétendons pas à l’exhaustivité », prévient Jacques Malaterre, qui injecte dans ces paysages choisis des histoires animalières autour de l’ours, du lynx, du loup, de la loutre, mais aussi de l’écureuil et de la libellule. « Il y aura aussi des passeurs : un pisteur de lynx, un naturaliste et une soigneuse du Marais poitevin, un berger corse, un apiculteur et un champion de kayak extrême des Cévennes… »
Singularité de cette production, elle se tourne vers les jeunes cinéastes. « Nous avons la chance d’avoir en France l’une des trois écoles de cinéma animalier qui existent dans le monde. Une dizaine d’anciens élèves de l’Iffcam sont coréalisateurs à mes côtés, se félicite Jacques Malaterre. Un cas unique dans la profession ! »
Un partenariat s’est ainsi noué avec la production, qui recevra quelques étudiants de l’Iffcam en stage. Des images seront aussi tournées par la promotion actuelle en lien avec Zoodyssée.

Des cadreurs expérimentés sont aussi de la partie, parmi lesquels Philippe Garguil, chargé de filmer une héronnière dans le Marais poitevin. Une douzaine d’équipes va s’éparpiller dans la nature pour des tournages qui s’échelonneront jusqu’à fin septembre. Espérons que les figurants se réveilleront avec le printemps !

 

Catherine Levesque

Brèves

Modulations de fréquence

Jusqu’en décembre 2013, le Conservatoire d’espaces naturels de Poitou-Charentes présentera sur les radios locales une chronique mensuelle de 7 minutes sur ses actions de préservation de la biodiversité. Une série de reportages présentera le travail des techniciens au côté des associations de protection de la nature, des collectivités territoriales et des acteurs du monde rural. Un blog a par ailleurs été mis en place autour de la chronique “Cœur de métier”, avec possibilité d’écouter les émissions en ligne et de laisser des commentaires. La première émission était consacrée à l’opération Fréquence Grenouille dont la 19e édition se déroule jusqu’au 31 mai. Près de 500 manifestations sont organisées en France à cette occasion. Objectif : sensibiliser les citoyens à la préservation des zones humides.

La nature en bord de chemin

A l’entendre parler, c’est un peu son bébé… Marc Giraud, figure familière du Festival de Ménigoute, n’a jamais caché sa passion pour la nature ordinaire, et plus particulièrement celle que les promeneurs peuvent croiser au détour d’un chemin. Conçu comme un documentaire audiovisuel, ce livre est une visite guidée à travers les flaques d’eau, les haies, les talus… au fil des saisons. Plantes, petites et grosses bêtes, sauvages et domestiques, tout est exploré par un système de plans généraux et rapprochés d’un même lieu. Pour ce faire, il aura fallu plus de 700 photos, dont une partie de Fabrice Cahez, un autre habitué du festival. La nature en bord de chemin, à paraître le 18 avril chez Delachaux et Niestlé..

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