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Édito - Hotte tension

En ce mois de décembre et, accessoirement, de fin d’un monde, on hésite entre Père Noël rouge et Père Noël vert. Commençons par la couleur qui fâche : l’échec de la récente conférence climatique de Doha, durant laquelle le Protocole de Kyoto n’a été renouvelé que par 35 pays – soit 14 % des émissions de gaz à effet de serre de la planète… Pendant ce temps, des élèves de l’Iffcam filmaient la venue du cacique Raoni à la mairie de Niort, laquelle soutient sa lutte contre la déforestation. C’était la dernière étape du chef amazonien en France, reçu précédemment à l’Elysée par l’entremise de Nicolas Hulot. Là, on penche vers le Père Noël vert, réjouis que le gouvernement ait mis un terme à la vacance de M. Hulot en le nommant « envoyé spécial du président de la République pour la préservation de la planète ». Ça sonne un peu BD ou dessin animé, comme fonction, mais bon, avant que l’ancienne star cathodique ne troque l’hélico contre un traîneau tiré par des rennes, préparons-lui notre liste de cadeaux :
- ouvrir une case dédiée aux films documentaires animaliers sur toutes les chaînes de télévision (c’était déjà une requête l’an passé, oui, nous sommes pugnaces) ;
- donner raison aux résistants de Notre-Dame-des-Landes dans leur combat contre un Ayrault-port dénué de sens ;
- œuvrer pour que la Stratégie nationale pour la biodiversité ne soit pas un vœu pieux ;
- offrir un véritable avenir au parc national de la Vanoise, cinquantenaire en 2013 ;
- conserver au loup et aux vautours leur titre de séjour dans le parc national des Cévennes ;
- multiplier sur grand écran des films animaliers comme celui qui sortira le 20 février sur les chimpanzés… en attendant le prochain Festival de Ménigoute, prévu du 29 octobre au 3 novembre 2013.

Catherine Levesque



Actualités

Le ponte des pontes

Ornithologue au Centre de recherches sur la biologie des populations d’oiseaux au Muséum national d’Histoire naturelle, Guy Jarry animait lors du dernier festival une conférence sur "La connaissance des migrations d'oiseaux au service de la conservation". Interview de cet expert “amoureux” du festival.


3 questions à Robert Luquès, documentariste épris de pédagogie

Habitué des prix au Festival de Ménigoute, Robert Luquès est arrivé cette année en deuxième place pour le prix de la Protection de la nature et le prix du Jury avec son dernier film, Taxonaria, la cité souterraine. Retour sur une carrière militante.

Taxonaria, la cité souterraine est un conte animalier dédié au blaireau. Pouvez-vous nous expliquer cette approche fictionnelle ?
J’ai été agréablement surpris qu’il soit sélectionné au dernier festival dans la mesure où il s’agit d’un documentaire entre fiction et fantastique. Mon premier film, Les Terrassiers de la nuit, portait déjà sur les blaireaux, une espèce qui me fascine*, et avait obtenu un premier prix à Ménigoute. Cette fois, je m’intéressais plus précisément au terrier de l’animal (taxonaria en latin) et je n’avais pas envie de faire de l’animalier pur et dur. J’ai été plutôt inspiré par ma fille, qui apprend dans le film qu’elle a hérité des pouvoirs de sa grand-mère et décide de protéger à son tour les habitants du terrier. Et comme je suis monteur pour les journaux télévisés de France 2 par ailleurs, j’ai pu mobiliser des techniques inhabituelles dans le cinéma animalier, aussi bien dans l’éclairage que dans la post-production. Cela donne une texture particulière aux images de ce film.

• Ecureuil, vison, fouine, loir, blaireau… les sujets de vos films trahissent une nette affection pour les mammifères de nos contrées !
Je vis près de la forêt de Moulière, non loin de Poitiers. En rentrant d’un voyage en Islande, j’ai touché une caméra et commencé à filmer autour de chez moi. Un cadreur m’a conseillé de présenter mon film de débutant à Ménigoute. Je n’ai pas eu de prix sur ce « brouillon » mais Philippe Garguil a remarqué mes images de blaireaux et m’a proposé de travailler avec lui. J’ai donc démissionné et rapidement investi dans une caméra pour faire mon propre 52 minutes sur le blaireau. Financièrement exsangue au bout de deux ans, j’ai sollicité une société de production qui travaillait déjà sur les chauves-souris. D’où l’idée d’une série de monographies sur les mammifères de chez nous. C’était la fin des années 1990 et la télévision était demandeuse car on les connaissait moins bien que ceux d’Afrique !

• Vous étiez présent à la table ronde sur la valorisation des films animaliers dans l’éducation à l’environnement organisée au dernier festival. Vous reconnaissez-vous dans la définition de “documentariste pédagogue” ?
Absolument ! La sensibilisation par la connaissance est l’un des rôles majeurs du documentaire animalier, ce qui ne veut pas dire pour autant faire un cours magistral. Conçu pour France 5, mon documentaire sur le vison d’Europe, projeté au festival en 2005, est devenu un dossier pédagogique grâce à un enseignant du primaire. L’idée du DVD rom interactif m’est venue dans la foulée avec Forestin, l’écolo malin. Je pense qu’il y a une véritable filière à développer en ce sens, les enseignants ayant rarement la possibilité de diffuser un film en entier. De plus, en montrant des documentaires à des enfants, on touche directement des ambassadeurs potentiels.

fleche*Robert Luquès est président de l’association Empreinte, qui œuvre notamment pour la protection des terriers de blaireaux en Poitou-Charentes.

Catherine Levesque.
Une télé pour garder les pieds sur terre

Vivre au vert ! Douze millions de Français y sont déjà. Quatre millions de citadins y aspirent. En attendant d’y parvenir, une télévision va les rapprocher de la terre. Lancée le 15 janvier sur Numericable et Free, Campagnes TV proposera 24 heures sur 24 « une autre fenêtre sur le monde de l’agriculture » avec huit heures de programmes inédits chaque semaine (plus de 50 % de son antenne) et douze heures de documentaires, parmi lesquels des films de Laurent Charbonnier, la série des Artisans du changement et bien d’autres*…
Positionnée sur un territoire inédit – la ruralité –, cette chaîne affinitaire s’appuiera sur trois thématiques : le patrimoine, l’environnement et l’agriculture.
Sa grille, qui répond aux tendances lourdes de la télévision actuelle, se composera en grande partie de feuilletons documentaires.
Pratiques ou ludiques, les émissions s’installeront progressivement et porteront sur la botanique, le jardinage, l’écologie, la cuisine, les initiatives solidaires,le développement durable… Chaque semaine, l’équipe de SOS Village suivra par exemple les pérégrinations d’une commune désireuse de conserver son dernier petit resto ou de restaurer un vieux moulin. Dans Gâcher n’est pas jouer, une équipe d’experts en écologie coachera une famille de consommateurs effrénés pour une rénovation verte du domicile familial ! Dans La Planète bleue sera verte, la comédienne Pauline Delpech partira à la rencontre d’artistes, artisans, éleveurs pour apprendre à mieux consommer, cultiver bio, recycler les déchets, repenser l’agriculture…
Enfin une bonne raison de s’enraciner devant la télé !

fleche* Les paysans : 60 ans de révolutions et Aux pays de la morue (13 Productions), la série Les compagnons du labeur, Pour quelques grains d’or (Lilith productions), Du biogaz à tous les étages, Slowfood, La guerre de l’eau, (IMAGE Images)…

 

Catherine Levesque

Brèves

Aux arbres, etc...

Le cadeau de dernière minute, beau et utile, convient pour Noël comme pour les étrennes ! Il se cache derrière l’Agenda Nature de Dominique Mansion, grand défenseur des “trognes”. Pour 2013, le thème retenu est celui des arbres, croqués sous forme d’aquarelles ou de dessins au trait. Les précisions botaniques et animalières complètent cet agenda agrémenté, à chaque début du mois,  de maximes ou de précieux renseignements naturalistes. Avis aux collectionneurs, nombreux : le prochain portera sur les oiseaux. Vivement 2014 !

Agenda Nature 2013, éd. Ouest-France (12,90 €).

Rio + 20 : retour vers les sommets

Stockholm 1972, Rio 1992, Johannesburg 2002, Rio 2012… Le nouveau numéro du Canard Sauvage, le magazine papier de l’association des Journalistes pour la nature et l’écologie, entend éclairer l’opinion quant au rôle de ces sommets de la Terre. Quelques-uns, déjà présents à Stockholm il y a 40 ans, nous livrent leurs témoignages, leurs analyses et les perspectives d’avenir.  Sur commande (5 € + 2,50 €de frais de port) à JNE, 7 ter, rue du Colonel-Oudot, 75012 Paris.

Livres & DVD

Forestin et les petites boules rousses CDROM
Taxonaria-La citée souterraine
Les ailes de la nuit
Le génie des arbres -Robert Luquès
Renard des champs, renard des villes - R.Luques
Artisans du changement (saison 1)

Disponibles chez
FIFO-distribution





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