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Édito - Dans tous les sens !

Le 25 juin dernier, à Coutières, on n’a pas seulement fêté la Saint-Jean, mais aussi les 20 ans du Jardin des sens, aménagé au cœur du bourg par le Centre permanent d’initiatives pour l’environnement de Gâtine poitevine, à 5 km de Ménigoute. Sur les lieux, en mai dernier, j’avais peine à imaginer que cet espace fût un jour une friche. Les couleurs du printemps flattaient la vue. Si j’avais retiré mes Pataugas, j’aurais pu progresser à petits pas, yeux mi-clos, sur le sentier des matières, avant de froisser les feuilles des sauges et autres aromatiques du bout des doigts afin de les porter vers mes narines impatientes. Les tomates étaient encore en godets dans la serre, donc impossible de régaler mes papilles sur l’instant dans le potager. Qu’on pardonne mes oreilles étourdies, qui ne se souviennent plus si les grenouilles coassaient dans la mare pédagogique.
Du jardin à l’assiette, il n’y a qu’un coup de fourchette. Les sens, au Festival de Ménigoute, ont du sens. Je dirais même qu’on les encense. Voyons, que je les recense : on regarde et on écoute, dehors comme dedans. Dans une moindre mesure, on goûte : les vins des producteurs bio présents au forum, les confitures et les sirops… Cette année, l’on pourra aussi déguster des assiettes « Bienvenue à la ferme ». Les mains décemment trop grasses pour feuilleter les bouquins et tester des optiques, on se jettera sur les savons traditionnels du Coin des senteurs ! « Hâtons-nous de succomber à la tentation, avant qu’elle ne s’éloigne ». C’est pas moi qui le dis, c’est Epicure. Une pointure.

Jardin des Sens (Centre permanent d’initiatives pour l’environnement), 79340 Coutières
Tél. : 05 49 69 01 44. Ouvert toute l’année, tous les jours, de 9 h à 17 h 30..

Catherine Levesque



Actualités

À pas de velours


Guillaume COLLOMBET parcourt ses Alpes natales pour observer, photographier ou filmer bouquetins, gypaètes et chamois... Lorsqu'en septembre 2010 il découvre le Pays de Gâtine Poitevine, il ne peut imaginer que cette extrémité de l'Armorique a rivalisé, il y a fort longtemps, avec les sommets Alpins !
Aujourd'hui, le bocage du Pays de Gâtine, terre d'accueil du Festival de Ménigoute, sait apporter des émotions et des surprises au jeune naturaliste, apprenti cinéaste animalier à l'IFFCAM. Dans ce tout premier film, Guillaume nous livre ses impressions, au fil de ses rencontres et affûts..

Du cinéma pour l’oreille : 3 questions à… Boris Jolivet

photosBoris Jollivet, 39 ans, proposera pour la première fois des spectacles sonores au Festival de Ménigoute. Sans tout dévoiler à vos pavillons impatients, voici un avant-goût de son pedigree acoustique.

• Preneur de son, compositeur sonore ? Comment vous définissez-vous ?
J’ai été bercé, enfant, par des larves de capricornes qui grattaient dans les poutres de ma chambre. Depuis, je les ai enregistrées. C’est peut-être parti de là ?! Je suis né dans un hameau en Touraine et j’ai toujours été passionné de nature. Autodidacte, j’ai également fait de la musique. Le déclic a eu lieu lors d’une rencontre en 1994 avec Jean-Claude Roché, des éditions Sittelle, auprès de qui je me suis formé au Centre d’étude bioacoustique alpin. Je suis tombé amoureux de ce métier et j’ai été lauréat de la Fondation de France deux ans plus tard. Mon travail a ensuite été remarqué au Concours international du meilleur enregistrement sonore, en 2002, où j’ai obtenu le prix spécial décerné par les radios. Depuis, je sonorise des documentaires, des expositions et je réalise des CD… Mais je suis avant tout un preneur de son passionné par la nature, et qui aime partager ses découvertes !

• Comment vous est venue l’idée de concevoir des spectacles sonores ?
Dans la nature, la matière sonore est infiniment variée. Il y a beaucoup de musicalité dans les sons et le potentiel est énorme. Par exemple, j’ai enregistré des araignées – les lycoses – qui font des sortes de percussions en faisant vibrer leur abdomen sur des feuilles ou des brindilles. Elles émettent également des stridulations !
A force de travailler avec des artistes, des plasticiens, j’ai été amené à créer des « spectacles pour les oreilles ». Je ne modifie aucun son, mais je les agence pour créer un voyage sonore que je partage avec le public. Parfois, je demande aux gens de se bander les yeux. Bien que le son soit très présent dans notre quotidien, nous n’avons plus l’habitude d’écouter de nos jours.

• Quel regard, si j’ose dire, portez-vous sur les bandes sonores des documentaires animaliers ?
D’une manière générale, le son est loin d’être aussi bien travaillé que l’image, et ce parfois par manque de budget. Ce qui me choque dans les films pauvres en sons, c’est qu’on y accentue bien souvent le bruitage, les pas par exemple. Dans un long métrage de référence tel que Microcosmos, en revanche, il y a un vrai travail d’orchestration entre la musique et le son. La difficulté, pour un jeune réalisateur de documentaire animalier, c’est qu’on ne peut pas forcément capter le son en même temps que l’image. Un prix pour le son au Festival de Ménigoute serait à cet égard intéressant !

Propos recueillis par Catherine Levesque.

Robin D'Arcy Shillcock : « Je peins parce que je ne peux pas oublier »


Sa barbe courte hésite entre le gris et le roux. D’origine australienne, le peintre Robin d’Arcy Shillcock, 58 ans, vit aux Pays-Bas et parcourt le monde avec son regard d’artiste. Il exposera cette année au Festival de Ménigoute.

Il suffit de parcourir son site pour constater que les sujets et les travaux de Robin d’Arcy Shillcock sont multiples. « Découvrir un lieu avec un carnet de croquis sous le bras est une de mes grandes joies dans la vie. Au début de ma carrière, je peignais ce qui était devant moi et terminais le travail sur le terrain. A partir des années 1990, j’ai poursuivi en studio à partir des croquis et aquarelles produits sur place. Cela pouvait donner des petits tableaux intimes comme des panoramiques de plus de trois mètres ! »
Issu de l’Académie des Beaux Arts de Groningen, ce peintre réaliste s’est très vite concentré sur l’ornithologie et les paysages hollandais. « En sortant des Beaux Arts, j’ai fait des études à l’huile sur des oiseaux morts ramassés sur le bord de la route. Même sur des sujets inanimés, j’aimais exprimer la délicatesse des plumes. »
Doté d’un patronyme d’aventurier qu’on raccourcit bien volontiers, « RDS » a aussi effectué de nombreux voyages à vocation artistique : archipel des Lofoten, expédition ours polaire au Spitzberg, Etats-Unis, Canada, Irlande, sans oublier la France (parc national des Ecrins, Brière, presqu’île de Guérande…), où ses séjours ont souvent débouché sur des ouvrages *. « Mes paysages sont ancrés dans le temps, le lieu, l’atmosphère. Ce sont des portraits subjectifs d’endroits dans lesquels j’aime séjourner, de lieux où je peux me défaire de la poussière citadine. En tant que peintre naturaliste, j’essaie de saisir la réalité, de communiquer un état d’âme, peut-être un moment tranquille, un moment de couleur et d’harmonie subtile. Le travail d’après nature est essentiel pour moi… En quelques traits et avec quelques couleurs, on peut capter la vie, le monde entier. Dessiner, peindre, c’est comme la vie : il faut prendre des décisions, apprendre à travers des erreurs, et recevoir à certains moments, sans l’attendre, du bonheur. »

La Presqu’île de Guérande (Carnets du Littoral, Gallimard, 1998), Arts et Nature (Delachaux et Niestlé, 1997), La Brière, Artistes en escapade (éd. Coiffard, 2002), Regards d’artistes sur le parc national des Ecrins (avec Jean Chevallier et Denis Clavreul, éd. Equinoxe, 2007), Les couleurs du marais, film de Marie Daniel, Aude Moreau-Gobard, 2008.

Catherine Levesque

Brèves

15e Nuit européenne de la chauve-souris

Après la Nuit des étoiles, c’est reparti pour lever les yeux au ciel ! Cette fois, les chiroptères sont dans le viseur les 27 et 28 août, avec près de 200 animations gratuites recensées par la Société française pour l’étude et la protection des mammifères (conférences, diaporamas, sorties nocturnes…).

Nuit Européenne de la Chauve-Souris

Histoire naturelle de Selborne

Méconnu en France, l’Histoire naturelle de Selborne (1789) est un des ouvrages anglais qui ont été les plus édités derrière la Bible et Shakespeare. Publié pour la première fois en français, il rassemble deux séries de lettres que Gilbert White, naturaliste et ornithologue, a écrites à Thomas Pennant, un des grands zoologistes de son temps, et à Daines Barrington, juriste et naturaliste. Gilbert White est l’un des premiers à avoir appuyé sa réflexion sur une observation minutieuse en pleine nature, autour de son village, Selborne, au sud-ouest de Londres. Sa rigueur scientifique est servie par une prose simple et lumineuse. Ed. Le Mot et Le Reste (23 €).)

Livres & DVD

DVD :
  • La marmotte sentinelle des montagnes
  • L'isard au rythme des Pyrénées
  • Vivre en montagne, s'adapter ou disparaitre
  • Trois cents jours dans la montagne

Livres :
  • Randonner responsable
  • Le chamois
  • Les Montagnes de Balé
  • Clair de brume, regards sur les Vosges

Disponibles chez FIFO-distribution


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