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Édito - En mai, fête ce qu’il te plaît !

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Joli mois de mai, temps des fraises et des cerises, des martinets et de la biodiversité. Parmi les 236 « journées de », celle de la biodiversité se tient le 22 mai prochain. Elle sera précédée par un temps fort : le lancement de la nouvelle Stratégie nationale pour la biodiversité révisée depuis l’été dernier par un comité regroupant une centaine d’acteurs issus du monde associatif, syndical, scientifique, agricole, administratif… Mettre tout le monde autour de la table est une intention louable. Depuis le fameux Grenelle de l’environnement, c’est ce qu’on appelle pompeusement la « co-construction ». L’œcuménisme a du bon, mais aussi ses limites : la nécessité du compromis et son complice de toujours, le lobbying. A cette grand-messe démagogique préférons une manifestation populaire et fédératrice, qui creuse son sillon. Pour sa 5e édition, la Fête de la nature proposera durant cinq jours quelque 5 000 manifestations partout en France, autour d’une cinquantaine de partenaires associatifs de tout poil, chaque année plus nombreux. Point de compromis ici, juste l’envie. L’envie de faire partager un site, un jardin, un regard sur la nature qui nous entoure. Face au marasme ambiant, célébrons dignement le vivant !

Catherine Levesque



Actualités

Gardez votre sang froid !

Les reptiles et les amphibiens ont bien plus qu’un strapontin au Festival de Ménigoute ! La Société herpétologique de France aura sa place au Forum des associations, où il sera possible de rencontrer des spécialistes de ces animaux qu'on prétend à tort à sang froid. Au programme également, une exposition sur les reptiles et les amphibiens de Lorraine. Comme chaque année, les mordus pourront assister aux Rencontres nationales sur la conservation des amphibiens et des reptiles (28 et 29 octobre, au collège de Ménigoute, gratuit). Une sortie sera proposée le samedi 29 après-midi sur une exploitation agricole, en paysage bocager, afin de faire le lien entre les pratiques de l’exploitant et ces vertébrés. Le programme de recherche « Bocage et biodiversité » vient en effet d’être lancé. A découvrir dans la vidéo qui suit !

5e Fête de la Nature : « L’insolite à votre porte »
fete de la nature

L’Institut francophone de formation au cinéma animalier de Ménigoute fête aussi la nature le 18 mai, de 17 h à 19 h, en ouvrant son “ Jardin des oiseaux ” au public. Ancien jardin de la ferme de la Grimaudière, à Coutières, ce havre de verdure est avant tout le terrain d’apprentissage des étudiants de l’école de cinéma, qui proposeront à cette occasion une projection de films.

Née en 2007 d’une rencontre entre le magazine Terre sauvage et l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature), la Fête de la Nature rassemble toujours plus de monde chaque année. Fabien Chenel, son directeur depuis l’automne dernier, revient sur l’historique de cette manifestation populaire, dont la cinquième édition se déroule du 18 au 22 mai.

• Pourquoi avoir lancé une Fête de la Nature ?
Le pari était de rassembler tous les acteurs de la protection de la nature autour d’une seule date et d’un événement commun, alors que chaque réseau avait sa propre manifestation. Dès la première édition, en mai 2007, une vingtaine de structures ont joué le jeu et 100 000 personnes ont participé aux 200 sorties proposées. Un comité de pilotage s’est mis en place, une dynamique s’est enclenchée, qui a attiré de nouveaux acteurs : la Ligue de l’enseignement, les Jardins familiaux… Aujourd’hui, l’association qui gère l’événement regroupe une cinquantaine de réseaux et une dizaine de partenaires privés.

• Quelles sont les nouveautés cette année ?
Comme l’an passé, la manifestation se déroule sur 5 jours pour faciliter la participation des écoles. A la faveur d’une météo idéale, les 2 000 sorties de la dernière édition avaient attiré près de 1, 2 million de participants ! Nous avons conservé l’idée d’un thème, en l’occurrence “ L’insolite à votre porte ”. La répartition des activités est de plus en plus uniforme sur le territoire. On compte quelque 1 800 organisateurs, soit environ 5 000 manifestations, avec une bonne représentativité dans le Sud-Est et en Ile-de-France.
Pour la première fois, nous invitons les particuliers à participer en tant qu’organisateurs car ils sont de plus en plus nombreux à favoriser la biodiversité dans leur jardin. Une cinquantaine de Refuges LPO seront d’ailleurs ouverts à cette occasion.

• Quel regard portez-vous sur le Festival de Ménigoute ?
Je l’ai vu à différents stades de sa vie ! C’est un des rendez-vous incontournables dans le panorama des événements naturalistes en France. C’est à la fois bien ancré localement, fédérateur et de rayonnement international. La démarche est finalement assez proche de la Fête de la Nature avec le film comme colonne vertébrale, au-delà de l’aspect ornithologique. Si c’était en mai, ce serait super !!!

Propos recueillis par Catherine Levesque

Il était une fois… Jean-Marie Winants


Habitué du Festival de Ménigoute, qu’il fréquente « tous les deux ans, depuis une vingtaine d’années », l’illustrateur Jean-Marie Winants y apportera cette année sa patte de photographe. Et pour cause, ce Belge de 58 ans est l’auteur des photographies de l’affiche de l’édition 2011, dont il sera invité d’honneur. Directeur d’une école d’art, il avoue pratiquer un peu moins le sien au quotidien. « Avant, je dessinais tous les jours pour ne pas perdre la main, comme un sportif. » Acrylique liquide, crayon, encre de chine, gouache, aquarelle, toutes les techniques sont bonnes pour saisir la nature qui l’entoure depuis toujours, dans les Hautes Fagnes. « J’ai des chevreuils, des renards et des blaireaux au fond de mon jardin. Cette région reste le seul coin encore sauvage de Belgique. »


Quant au Festival de Ménigoute, il n’a pas d’équivalent au plat pays. « C’est la Mecque des dessinateurs. On a envie d’y retrouver plein de potes ! » Ses maîtres à penser ? Hainard bien sûr… et Géroudet pour les lectures. Côté Belgique, Carl Brenders, « l’un des plus grands artistes en matière d’hyperréalisme ». Et de constater que ses compatriotes pratiquent une peinture plus léchée que les artistes animaliers français. « Nous travaillons peut-être plus en atelier que des illustrateurs comme Jean Chevallier ou Benoît Perrotin, qui croquent plutôt sur le terrain. » A l’entendre, il bat pourtant volontiers la campagne. Tenez, pas plus tard qu’hier soir, il était « au grand-duc » avec sa complice Catherine Chaillou, venue exposer dans le coin !

Catherine Levesque

Brèves

L’Oiseau mag fait un p’tit !

Une nouvelle revue vient d’éclore à la LPO. L’Oiseau Magazine Junior invite chaque trimestre les 7-12 ans à découvrir l’univers fascinant des oiseaux. On y apprend aussi à les protéger tout en s'amusant. Courrier, Coin des coin-coins, dossier, zoom sur une espèce, poster, jeux, bricolage, agenda de la nature, concours, enquêtes, reportages... les rubriques se déclinent en 28 pages couleurs. Pour s’abonner (24 € les 4 numéros) : 05 46 82 12 31 (règlement par CB) ou www.lpo.fr.

Notre sélection d'ouvrages et de DVD

DVD Le triton et la salamandre + la grenouille et le crapaud
DVD Mon amie la couleuvre
DVD Les serpents
LIVRE Le guide herpéto
LIVRE Guide des amphibiens d'Europe
LIVRE + DVD Surprenants serpents et lézards

Disponibles chez FIFO-distribution


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