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Édito - La bonne éducation

« La première chose à faire, c'est d'aller dans la nature ! ». Le raccourci peut sembler brutal, mais c'est ainsi qu'Olivier Goubault, directeur de la Fédération nationale des clubs CPN*, résume sa vision de l'éducation à l'environnement.

La rencontre avec le terrain est indéniablement le terreau des vocations naturalistes. A 12 ans, j'ai moi-même intégré un club CPN grâce à un professeur de sciences naturelles (voyez comme le terme semble aujourd'hui suranné), qui embarquait toute la classe dans les bois voisins. Ça n'a l'air de rien, comme ça, mais tout est parti de là.

Et ce n'est pas pour rien si le Réseau Ecole et Nature a créé un groupe de travail appelé « Sortir ! », porté par un manifeste. Aucune politique nationale n'encourage l'éducation à l'environnement, soutenue de manière très disparate sur certains territoires. Le Grenelle a quasiment éludé cette question au profit de la communication et l'on peine à trouver des financements. « Quant à l'Education nationale, elle pratique au mieux l'éducation à l'environnement hors sol », ironise Olivier Goubault. « Il faut une vraie reconnaissance par les collectivités locales pour que ça marche, doublée d'une vision à long terme et de structures de référence. », à l'instar des Deux-Sèvres, où de nombreux supports pédagogiques et activités ont été développés, notamment dans les Pôles Science et Nature constitués par trois sites départementaux : l'IFFCAM, le lac du Cébron et Zoodyssée.

Partenaire précieux du festival, le CPIE de Gâtine poitevine est reconnu pour les animations qu'il propose depuis plus de vingt ans aux scolaires, notamment dans les différents jardins du coin comme Le Jardin des sens ou Le Jardin des agneaux, à Vasles... Et si Candide avait raison ? Comme on cultive son jardin, éduquons-nous sur le terrain.

* Connaître et Protéger la Nature

Catherine Levesque
À noter dans vos tablettes !


Découverte des paysages et des oiseaux du lac du Cébron tous les jours, dans le cadre du Festival, de 10 h à 12 h, plus une animation le mercredi 27, l'après-midi. RDV au lac du Cébron.

Animation juniors sur le site de la Grimaudière :
    « Techniques de chasse primitive ». Vendredi 29 octobre et lundi 1er novembre, 14 h-16 h 30.
    « Etres imaginaires des Deux-Sèvres ». Vendredi 29 octobre et lundi 1er novembre, 14 h-16 h 30.
    « Les couleurs végétales » et « Les OFNI, objets flottants non identifiés ». Samedi 30 octobre, 14 h-16 h 30.
    « Tressage de plantes » et « Artistes de nature ». Dimanche 31 octobre, 14 h-16 h 30.

Ateliers nature, tous les jours, dans le cadre du Festival, de 14 h à 17 h 30, à la Maison de la Petite Enfance.

Actualités

Les étudiants de l'IFFCAM se rebellent !

« Non mais franchement les gars, c'est juste une collection de belles images. Il n'y a rien derrière, aucun scénario !
- Et encore, c'est plein de shutter à fond ; comment ils ont pu lui donner le prix ?»

« La vache, ça déchire ce timelapse, ça vaut le grand prix.
- Ouais, mais il faudrait qu'il trouve de la vraie bonne musique, d'abord ! »

« Avec un budget de 300 000 €, moi aussi je peux faire de splendides plans aériens.
- Ça en jette toujours. Mais je te raconte pas le bilan carbonne !
- Vive l'écologie... »

« Euh… c'est super naturel son loup bien gras qui avance vers la caméra là, non ?
- Non mais, on se moque de qui ? Comment ils ont pu sélectionner ce truc. Tout est tourné en parc ! »

Débats houleux, remarques vindicatives, controverses déchaînées dans les gradins du FIFO. Parfois, les étudiants et anciens étudiants de l'IFFCAM (Institut francophone de formation au cinéma animalier de Ménigoute) font part d'un jugement bien différent de celui du Jury officiel.
Bien décidés à faire entendre leurs voix après six années de silence poli, les voici à la recherche d'un sponsor pour créer leur prix. Le Crédit Agricole a osé en prendre le risque et voici que naît pour le 26ème FIFO le Prix Jeunes Regards. Un Jury de cinq « Iffcamiens », anciens et nouveaux, aura l'honneur de décerner ce prix au film qui correspondra à une vision neuve du film animalier.

Prix Jeunes Regards - Crédit Agricole : oui, mais pour qui ?
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Maxence Lamoureux
Les CPN à Ménigoute : curieux de nature

Le stand des CPN, à Ménigoute, est toujours trop petit ! Les livres et les Gazettes des terriers y jouent des coudes, petits et grands s'y pressent pour profiter des activités proposées. « S'il y a un rendez-vous naturaliste à ne pas manquer, en France, c'est bien le Festival de Ménigoute », affirme Olivier Goubault, directeur de la Fédération nationale des clubs CPN (Connaître et protéger la nature). « C'est un endroit incontournable pour rencontrer des clubs CPN et faire connaître notre mouvement, mais aussi un lieu d'échanges entre administrateurs, salariés et autres associations. »

Cette association de Boult-aux-Bois, née en 1972 dans les pas de la célèbre Hulotte, a d'ailleurs organisé trois de ses assemblées générales à Ménigoute.

Depuis trois ans, la FCPN dépêche un bénévole pour participer au jury et offre 1 500 euros au meilleur documentaire à vocation pédagogique. « C'est l'occasion pour nous de valoriser des contenus proches de la démarche naturaliste et ludique propre aux CPN », souligne Olivier Goubault, qui déplore le manque de films naturalistes de proximité ou à vocation éducative. « On a souvent rencontré des étudiants de l'IFFCAM qu'on aurait volontiers primés. Certains anciens créent d'ailleurs des outils de promotion pour les CPN et nous avons avec eux des projets de diffusions sur le Web. »

On compte actuellement quelque 350 clubs CPN en France. « Ça ne cesse d'augmenter depuis 2007 », se réjouit le directeur, qui notait en 2009 une progression de 15 %. Une dizaine de clubs se créeraient à l'issue de chaque festival, estime Olivier Goubault, « mais pas localement, beaucoup de visiteurs venant de toute la France ». Le défi de cette prochaine édition : « Faire naître un club CPN à Ménigoute qui - véritable scandale - n'en a pas ». Qu'on se le dise !
Catherine Levesque
Corinne Duchêne : « Le conte a besoin d'espace »

Avis aux cocheurs fous : il est un oiseau que vous ne verrez pas à Ménigoute. Et c'est préférable, d'ailleurs, car si vous croisez le « hupeur », il vous envoûtera et vous noiera dans le premier étang de son choix. Pour en savoir plus, il vous faudra sortir entre deux projections et rejoindre Corinne Duchêne, une conteuse et elficologue berrichonne qui séduit depuis trois ans les esgourdes des festivaliers, petits ou grands. « On me réclame d'une année sur l'autre, ça me touche », confie cette Brennouse, passionnée par les personnages féeriques, toujours liés à la nature. « Le public de Ménigoute est sensationnel en ce sens qu'il prend le temps de vivre. Nous varions les thèmes d'une année sur l'autre. Pour cette nouvelle édition, je vais revisiter sous forme de balade un spectacle que je fais habituellement sur scène, autour du loup, du renard et de la belette. L'autre balade contée, elle aussi à la lanterne, portera sur l'eau et mettra en avant les jolis sites naturels et le patrimoine bâti du village. Le conte a besoin d'espace ! J'aime conter dans des lieux chargés d'histoire et dans la nature », conclut celle qui se surnomme la « passeuse de mémoire ».


À noter dans vos tablettes !
Balades contées à la lanterne

“ J'ai vu le loup, le renard et la belette ”. Le vendredi 29 octobre, 19 h-20 h 30.

“ Eau, source des contes ”. Samedi 30 octobre, 19 h-20 h 30. Rendez-vous à la mairie de Ménigoute.

Contes pour enfants “ Croc comptine ”. Samedi 30 octobre, 14 h 30-15 h 15. Rendez-vous au musée Boucard.
Catherine Levesque
Philippe Barbeau, cueilleur de sons

Le président du Jury du Festival 2010 est un professionnel du cinéma et plus exactement du son au cinéma. Lauréat d'un César en 1997 pour Microcosmos, il a contribué à de nombreuses réalisations du cinéma et de la télévision et en particulier au récent Océans de Jacques Perrin. La vidéo de ce mois-ci vous propose de faire connaissance avec cet ingénieur du son "made in nature" et de découvrir son métier sur le terrain. Silence : ça enregistre !

Brèves

Cinéastes en herbe

A 10 ans, Olivier Morvan est tombé sur une paire de jumelles comme Obélix dans la marmite de potion magique. Sa passion pour la nature et l'image ne l'a plus quitté. D'abord assistant de Philippe Garguil, avec qui il réalise Vase sacrée ou la baie aux oiseaux, en 1986, il sort en 2002 son premier documentaire, La Flamme rousse, le feu du renard, tourné dans les Vosges, puis Organbidexka col libre, coproduit avec Daniel Auclair.
Adolescent, Olivier Morvan réalisait ses premiers films ornithologiques acec la caméra super 8 de son père. Ce sera donc un grand privilège pour les cinéastes en herbes que de marcher dans ses pas.

À noter dans vos tablettes

Initiation au film animalier juniors (12-14 ans). Le 29 octobre, de 10 h à 17 h, site de la Grimaudière (prévoir pique-nique). 2 €.

FIFO : des projets en incubation

Dans le sillage du Festival de Ménigoute (souvent appelé FIFO) est née la société FIFO Distribution, en 1989. Son objectif : diffuser le plus largement possible les documentaires animaliers, soutenir de nouvelles productions et de jeunes réalisateurs. L'engagement de FIFO Distribution et les encouragements du public du Festival de Ménigoute ne sont pas étrangers à la pérennité de l'activité de nombreux cinéastes animaliers français.
En 2008, Les Couleurs du marais, première réalisation des jeunes cinéastes Marie Daniel et Aude Moreau-Gobard puis, l'année suivante Nature sensible de Vincent Arcis et Si la forêt m'était comptée de Daniel Auclair ont ainsi été présentés par FIFO Distribution.
Il n'y aura pas de production FIFO en 2010. Rien à voir avec le contexte désastreux du désengagement des télévisions françaises. Marie-Christine Brouard, gérante de FIFO Distribution, s'emploie à réunir les moyens nécessaires pour confier à une équipe de jeunes auteurs la réalisation de cinq films dédiés à la nature en France...
http://www.fifo-distribution.com
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