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Édito

Le Festival de Ménigoute, ce n'est pas seulement le cinéma animalier. Les artistes sont aussi au rendez-vous chaque année, qu'il s'agisse de photographes, de peintres, de sculpteurs, de mosaïstes... Certains ont leur pré carré, leur emplacement fétiche, d'autres déboulent frais émoulus, leur passion en bandoulière.

Personnellement, c'est à Ménigoute que j'ai découvert « en chair et en os » Jean Chevallier, Erwan Balança, Catherine Chaillou, Benoît Perrotin, Vincent Munier, Serge Nicolle... Autant de talents, de personnalités. Chacun leur « patte » et leurs marottes. L'an passé, ils étaient ainsi une cinquantaine à témoigner de leur expérience à travers 25 ans de Festival dans l'ouvrage, le film et l'exposition Nature sensible. Le bois, la terre, le pastel, l'aquarelle, le numérique, la mosaïque... une belle palette de regards au service de la biodiversité. Cette année, 28 artistes vous présenteront leurs réalisations sous le chapiteau, à la Chapelle Boucard et au Château.

Quant aux artistes et photographes en herbe, ils pourront s'initier à la photo, à la sculpture, à la vidéo ou au dessin naturaliste à travers des ateliers encadrés par des professionnels.

Catherine Levesque


Actualités

3 questions à... Catherine Chaillou, sculptrice et à Jean Chevallier, illustrateur
Catherine Chaillou
Jean Chevallier


Que représente Ménigoute dans votre carrière d'artiste ?
C. Chaillou : Je ne fais pas partie des pionnières, puisque j'ai dû arriver au 10e festival. C'est le Muséum de Bourges qui m'y a emmenée la première fois. Je démarrais en sculpture et ça a tout changé dans ma façon de fonctionner. Sortant des Beaux-Arts, j'aurais dû diriger mon travail vers les galeries. Or, j'ai tout axé sur l'engagement naturaliste.
L'année suivante, je suis revenue à Ménigoute en tant que festivalière, puis je n'ai jamais loupé une année, toujours perchée dans mon donjon (le Musée, NDLR). J'aime beaucoup cet endroit ; on ne peut rien mettre au mur, mais il y a des vitrines, où j'expose quelque 70 pièces. À chaque fois, je propose un thème spécifique, une scénographie différente. L'an passé, par exemple, j'y étais en résidence d'artiste et j'ai travaillé sur les bestioles du village... Lire la suite de l'interview

Photo de nature : un engouement tout naturel !

La photographie de nature connaît actuellement un engouement inédit. Il n'y a pas si longtemps, les photographes naturalistes étaient des « spécialistes » qui pratiquaient la photo de faune et de flore sauvage en complément d'une passion pour la zoologie ou la botanique. En photo animalière, les meilleurs ont toujours été les Anglo-saxons, mais quelques Français ont aussi marqué la discipline, de Gadeau de Kerville, qui photographia les vieux arbres de la Normandie à la fin du 19e siècle, jusqu'à Vincent Munier aujourd'hui.
L'art de la photographie est difficile, celui de la photo de nature peut-être plus encore. Mais aujourd'hui, la photo de paysage, de flore, de faune, attire un grand nombre d'amateurs. Les raisons de ce succès sont certainement à la fois une question d'ambiance et de technologie ! L'ambiance, c'est celle d'une prise de conscience croissante du fait que la nature, la planète, la biodiversité, sont fragiles et qu'il faut donc les protéger. Et pour cela, il faut mieux les connaître, en particulier les observer, et ensuite les photographier. La technologie, c'est celle des équipements, des appareils photo, rendus plus conviviaux par le numérique, devenus plus performants et plus facilement utilisables pour des prises de vues thématiques comme le paysage en panoramique ou la macrophotographie par exemple. Aujourd'hui, de simples compacts permettent de faire immédiatement du panoramique spectaculaire ou de photographier facilement des fleurs en gros plan alors qu'il y a encore une dizaine d'années, il fallait des objectifs spéciaux et des accessoires complémentaires. La technologie des moyens de publication des photos contribue elle aussi à faire circuler davantage les photographies. On les présente sur des sites perso, on les partage sur le Web. Côté expos, aujourd'hui, l'impression grand format permet de montrer son travail en grand, en très grand même ! Il y a vingt ans, le format 30 x 40 cm était le grand format de tirage pour exposer des photos. Aujourd'hui un 30 x 40, c'est une vignette : on expose en 60 x 90, en 80 x 120 en 120 x 160 cm ! Wouah… c'est grand, donc c'est beau (ce qui reste à vérifier !).

Des images de nature partout
Les photos de nature sont partout : dans les livres, dans les magazines, dans les dépliants des offices de tourisme, dans la pub, sur les écrans.
Selon Laurent Giraud, directeur du magazine Image et Nature, trois facteurs principaux expliquent l'engouement pour la photo de nature : « La diversité des sujets que la nature nous propose. Du jardin à la forêt, tout le monde peut trouver un sujet passionnant. La prise de conscience que la nature est belle, mais extrêmement fragile, et qu'il faut la protéger...
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Clic-clac à la Grimaudière

Durant le festival, deux ateliers d'initiation à la photographie naturaliste seront proposés au public, le vendredi 29 et le dimanche 31 octobre. « Inutile d'avoir un matériel performant, il suffit d'être passionné et d'avoir un appareil numérique, ne serait-ce qu'un compact », précise Alain Buchet, photographe naturaliste professionnel, en charge de l'animation.
L'atelier se déroule sur le site de la Grimaudière, siège de l'Institut francophone de cinéma animalier (IFFCAM), à proximité de Ménigoute. « C'est un beau terrain de jeu de 70 hectares protégés, avec des feuillus, des résineux, un étang de 3 hectares, quatre mares, des prairies pâturées, des haies, des chemins bocagés, des affûts, des nichoirs à insectes… », décrit Alain Buchet. « La matinée est plutôt consacrée à l'approche technique et l'après-midi aux prises de vues sur le terrain, puis l'on échange sur les travaux réalisés. »
Pour les amateurs avertis, des ateliers sont également proposés sur deux jours tout au long de l'année, en binôme avec un intervenant extérieur. « Nous allons un peu plus loin dans l'approche technique (catalogage, optimisation des images sur Photoshop, configuration du matériel informatique…) et sur le terrain, notamment sur deux autres sites protégés très propices à la photographie de fleurs et d'insectes : la Côte Belet, riche en orchidées, et les landes de Clussais-la-Pomeraie.

En pratique

  • Pendant le festival :
  • Vendredi 29 octobre et dimanche 31 octobre, de 10 h à 17 h.
    Réservation obligatoire : 15 €/personne. Prévoir un pique-nique.

  • En dehors du festival :
  • Les 19 et 20 juin : « Macro et insectes ».
    Atelier animé par Marc le Flohic et Alain Buchet.

    Le 16 octobre : « Champignons de saison ».
    Atelier animé par Raymond Robert et Alain Buchet.

    Tarifs : 80 € / personne la journée. 150 € / personne les deux jours.
    Rens. : 05 49 09 79 45. www.iffcam.net
Une formation unique en France

L'Institut francophone de formation au cinéma animalier de Ménigoute (IFFCAM pour les intimes) a ouvert ses portes en 2004 sur le site naturel de la Grimaudière, à Coutières, en partenariat avec l'université de Poitiers et le Conseil Général des Deux-Sèvres. L'établissement, unique en Europe, propose un master « Réalisation de documentaire animalier » en formation initiale comme en formation continue. Pendant le festival, la projection des courts-métrages réalisés par les étudiants de l'IFFCAM s'inscrit d'ailleurs dans la programmation des séances offertes au public sur le site de la Grimaudière. L'occasion, pour les jeunes réalisateurs, de confronter leur toute première création au regard du public.

En 2006, un diplôme universitaire « Photographie animalière et reportage nature » est venu compléter cette offre unique en Europe. Dirigé par Jean-Paul Géhin, de l'université de Poitiers, ce DU débouche sur la réalisation d'un reportage nature composé d'un portfolio de 10 à 20 photographies et d'un article d'environ 10 000 signes. « L'enseignement repose sur des cours et des interventions de professionnels, d'acteurs de l'environnement autour de l'image nature et animalière, ainsi que sur des travaux dirigés sur le site et en extérieur », précise Alain Buchet, chargé de l'enseignement technique.

Pour en savoir plus : http://www.iffcam.net


Brèves

Trouver son toit

Il n'y a qu'un hôtel à Ménigoute !.
Mais de nombreux autres hébergements peuvent vous accueillir alentour, du camping de Bois Pouvreau aux villas du Domaine des Forges en passant par les chambres d'hôtes et l'hospitalité des habitants, mobilisés pour l'occasion. Quel que soit votre choix, pensez à réserver !

2es Rencontres de la biodiversité à Chizé

L'implication citoyenne pour la préservation de la biodiversité sera le thème des deuxièmes rencontres de la biodiversité de Chizé, qui se dérouleront à Zoodyssée (Villiers-en-Bois). La journée du 17 juin permettra aux scolaires d'échanger sur leur contribution aux travaux de recherche du CNRS de Chizé, conduits dans le cadre de l'opération « Nichoirs dans la plaine ». Le 18 juin, scientifiques, élus et gestionnaires de la nature débattront lors d'un colloque sur la mobilisation citoyenne autour de la conservation de la biodiversité. Le 19 juin, Zoodyssée et ses partenaires proposeront des animations, des ateliers et des rencontres pour tous les publics. Programme téléchargeable sur www.zoodyssee.org. Tél. : 05 49 77 17 17.
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