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Édito - Du grand au petit écran

Dans les allées du forum du festival, il y a toujours eu des apiculteurs. Cette année, nouveauté, il y avait une ruche. Animée par des abeilles bénévoles ou étudiantes autour d’une reine présentatrice, la dite ruche avait pour mission de fabriquer chaque jour un miel télévisé, commercialisé en pot directement chez le consommateur via Internet. Autrement dit, une Web TV. Après avoir butiné dans tous les recoins du bocage ménigoutais, qu’il pleuve ou qu’il vente, les ouvrières affairées revenaient usiner dans leurs cellules respectives, qui avec du pollen cinématographique, qui avec de la propolis associative. Il fallait qu’à 18 heures le miel soit prêt à couler dans les gorges sous la marque Mainate TV. Pas question d’en faire une tartine. Au final, cinq livraisons le temps du festival, aux saveurs différentes selon le nectar butiné au fil des journées. Du miel artisanal et local, imparfait mais authentique, 100 % biodiversité.

Pour ceux qui auraient manqué cette douceur, il est toujours possible d’en profiter en ligne sur Daily Motion. Qu’on se le dise, l’expérience sera renouvelée l’an prochain.

Et pour ceux qui auraient raté le Grand Prix du Festival, Naissance d’une île, de Bertrand Loyer, ce film fascinant sera projeté le 9 décembre à l’auditorium de l’Espace Mendès France, à Poitiers, à 16 heures.  Fruit de huit ans de tournage dans des conditions parfois extrêmes, ce documentaire au cœur de l'archipel des Tonga croise les destins de la sterne fuligineuse, un oiseau marin qui ne mouille jamais ses ailes, et de la crevette d'Alvin, un crustacé aveugle plongé dans les abysses, aux prises avec l’émergence d’un volcan sous-marin.

Naissance d’une Web TV, naissance d’une île. Vive la tectonique des plaques !

Catherine Levesque



Actualités

Présentation des prix 2012

A l'issue du Festival de Ménigoute, huit prix d'une valeur total de 16 455 euros sont remis aux réalisateurs des films lauréats. Vocation pédagogique, film ornithologique, valorisation des paysages, protection des zones humides, prix du Jury, Jeunes regards ou prestigieux Lirou d'Or… Qui se cache derrière ces récompenses ?


3 questions aux réalisateurs de Selva, la forêt sous les tropiques

Plébiscité au dernier festival de Ménigoute, le documentaire de Sylvain Lefebvre et Marie-Anne Bertin, Selva, la forêt sous les tropiques, a reçu le prix "Jeunes regards" et le prix des "Clubs Connaître et protéger la nature". Retour sur ce road movie tropical.

 

• Pouvez-vous nous parler de la genèse du documentaire Selva ?
Dans le cadre de l’association créée par Sylvain, Exode tropical, nous étions déjà partis un an à la fin de nos études, en 2006, au Costa-Rica. Nous avons souhaité renouveler l’expérience entre 2009 et 2010 avec une meilleure maîtrise de la photographie et un nouveau défi : faire un film sac au dos avec une petite caméra au poing. Nous n’avions pas de scénario précis en tête, juste l’envie de rencontrer des bénévoles, des gardes de parc, des scientifiques, de manière à faire des petits reportages sur les différentes forêts traversées au Mexique, au Guatemala, au Costa-Rica et en Equateur.

• En tant que cinéastes autodidactes, à quelle difficultés vous êtes-vous heurtés ?
Il nous a fallu quatre mois pour nous approprier le matériel, très léger. Nous avons eu un mal fou à faire des images fluides. Au final, nous avons engrangé beaucoup d’images. Et il faut beaucoup de temps pour sélectionner de quoi monter un 52 minutes quand on n’est pas formé au montage. Heureusement, nous avons été aidés par le frère de Sylvain sur les transitions et l’étalonnage, et par un ami technicien du son qui a aussi fait la musique. Une amie bretonne nous a prêté sa voix pour le commentaire. Le film a été terminé en août et le festival était un excellent moyen pour nous d’avoir un avis extérieur.

• Qu’est-ce qui, selon vous, fait la force de ce documentaire ?
Honnêtement, nous ne nous attendions pas à un tel accueil, compte tenu des erreurs de montage ! C’est probablement l’amateurisme qui fait le charme de ce film humble et sans prétention. Il en ressort néanmoins une certaine passion qui touche probablement le spectateur. Tout cela est encore un peu frais et il nous reste pas mal de festivals jusqu’en mai. Pour l’heure, nous travaillons sur un livre qui complètera le film et nous cherchons une chaîne télévisée pour le diffuser. Plus tard, nous exploiterons peut-être les rushes non utilisés pour un autre film…

Catherine Levesque.
Le colibri, concentré d'énergie

Ce sont les animaux à sang chaud et les oiseaux les plus petits de la planète. Le Britannique Paul Reddish leur a consacré un 52 minutes saisissant qui a reçu le prix Paul Géroudet au dernier Festival de Ménigoute.

Le film de Paul Reddish aurait pu commencer par la fin. A Rockport, Texas, on attend frénétiquement l'arrivée de 14 millions de colibris à gorge rubis qui s'apprêtent à se goberger deux jours durant pour passer de 4… à 6 g ! Objectif : migrer sur 800 km à travers le golfe du Mexique.
Cette scène édifiante n'est qu'une anecdote dans Hummingbirds, jewelled messengers*, le documentaire sur les colibris lauréat du Prix Paul Géroudet au dernier Festival de Ménigoute. Beau et captivant, ce 52 minutes dépeint avant tout l'incroyable machinerie vivante que représentent ces poids plume (2 g pour le plus léger !) : 80 battements d'ailes à la seconde, jusqu'à 1 200 battements de cœur à la minute.
Interrogé sur la genèse de ce film, Paul Reddish explique avoir attendu 25 ans pour se lancer, face à la complexité de l'entreprise. « Au final, sur un an et demi, nous avons tourné pendant 90 jours dans trois lieux différents – Texas, Equateur et Brésil. Je n'ai utilisé que deux caméras très sophistiquées. L'essentiel était d'avoir le bon équipement, au bon moment, et de se montrer patient. Nous connaissions les meilleurs spots, mais la difficulté majeure, c'est la rapidité de ces oiseaux ! »
Aucun colibri captif n'a été filmé. Son préféré : « Le colibri rubis-topaze, le plus iridescent, mais ils sont tous beaux! » Il fallait aussi ne pas stresser ces créatures aussi peu farouches que fragiles. Parmi les images fortes, on retiendra cette parade nuptiale spectaculaire, que des ornithologues locaux observaient pour la première fois. « Une vraie chance, passée très vite », confie le réalisateur. Quant aux oiseaux que l'on voit pénétrer dans les fleurs comme si l'on était à l'intérieur, ils ont été filmés dans de grosses fleurs en latex, parfaitement imitées, grâce à des caméras aux optiques adaptées.
Le prochain film du Britannique, qui avoue avoir beaucoup plus d'idées que de temps : un documentaire sur les animaux de la Bible, qui fait beaucoup de références à des espèces désormais éteintes.

flecheProduction : Terra Mater Factual Studios, Autriche.

 

Catherine Levesque

Brèves

La Quête d'inspiration

Après Des gypaètes et des hommes, le nouveau film de Mathieu Le Lay (quatrième promotion de l'Iffcam), La Quête d'inspiration - Alexandre Deschaumes, photographies ethérées est une immersion dans l'univers d'un photographe de paysage autodidacte. Pour réaliser ce film, tous deux ont parcouru de nombreux sentiers alpins, exploré les contrées lointaines de Patagonie et d'Islande. Au final, deux regards affûtés et oniriques sur les splendeurs montagnardes. Diffusion le 1er janvier 2013 sur Ushuaïa TV, à 20 h 40. Sortie du DVD/Blue Ray début 2013, avec making of.

 

Bocage, reptiles et amphibiens

Une formation "Gestion conservatoire des populations d'amphibiens et de reptiles en milieu bocager" est organisée du 22 au 26 avril 2013 au CPIE de Coutières, dans les Deux-Sèvres. Destiné aux techniciens environnement des collectivités, aux agriculteurs, membres d'associations, aménageurs…, ce stage
est limité à 25 participants. Inscriptions définitives en janvier. Alexandre Boissinot : 06 31 76 20 39.


Nature en France : le n° 5 en kiosque !

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En kiosque depuis le 16 novembre, le cinquième numéro de Nature en France consacre un gros dossier aux Alpes du Sud… mais aussi une rubrique à la Gâtine de Parthenay ! On y découvre en outre l’île de Tatihou, dans la Manche, le village tourangeau de Montrésor, des chambres d’hôtes au Pays basque, la faune des gorges du Verdon… et la nature à Besançon. Pour les fêtes, une sélection design et mode d’articles issus du recyclage. Et une interview du journaliste naturaliste Marc Giraud, habitué du Festival de Ménigoute.


Livres & DVD



Selva-La forêt sous les tropiques
Taxonaria-La citée souterraine
Identifier les animaux
Graines de sorciers
Les secrets des photographes animaliers 3
Les oiseaux des jardins - COFFRET DVD+CD
Des grenouilles sur le toit-Migrer avec les grues
L'ami des oiseaux

Disponibles chez
FIFO-distribution


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