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Édito - Gravir les sommets

illustration de laurent zagni

Durban, Cancún, Copenhague… Des destinations de vacances ? Pensez donc ! Une énumération de sommets. Pas des cimes, non, des sommets environnementaux qui ont un point commun. Lequel ? C’est la devinette du mois ! Pour rester sur le mode ludique que cette période estivale nous impose, c’est ma talentueuse et amusante collègue Bridget Kyoto qui vous donnera la réponse en cliquant sur ce lien.
Et s’il fallait poursuivre ce petit jeu cynique en complétant cette suite logique, quelle destination ajouteriez-vous ? Rio. Bravo ! Non, pas le western… Rio de Janeiro, pardi, la métropole brésilienne qui accueillait dernièrement le Sommet de la Terre. Atterrés, oui, nous le sommes : un accord a minima où le terme “croissance” sort grand vainqueur avec 24 occurrences dans le texte final, comme l’a souligné une journaliste présente sur place.
On dit souvent dans ces cas-là que la montagne a accouché d’une souris. Pour un sommet, on ne va quand même pas en faire une montagne !
Heureusement, certains avaient anticipé. A Poitiers, notamment, l’éminent philosophe Edgar Morin, président de l’Institut international de recherche politique de civilisation a réfléchi à la mise en place d’un Tribunal moral pour juger « les crimes contre le futur de l’humanité ». Un appel international a été lancé pour constituer le groupe chargé de dénoncer les atteintes à l’environnement – anciens Présidents de la République, Prix Nobel… A défaut de la Cour internationale de l’Environnement réclamée par les Nations unies, cette justice environnementale sans frontières permettrait de contourner la vision à court terme du politicien au profit des besoins à (très) long terme de notre planète.
Plus prosaïquement, que nous reste-t-il pour positiver ? Les actions de terrain, le militantisme quotidien, les petits engagements de long terme. Le Festival de Ménigoute en est un, qui creuse son sillon depuis bientôt trente ans, contre vents et marées. Hum…, sommets, marées… Ça sent les vacances.

 A noter dans vos tablettes : le 1er novembre, de 10 h – 12 h, au Festival de Ménigoute, conférence sur “La marchandisation de la biodiversité”, animée par Poitou-Charentes Nature.

Catherine Levesque



Actualités

Quelques bandes-annonces…

Le Fifoff, c’est le festival off de Ménigoute, comprenez celui qui diffuse les films réalisés par les étudiants de l’Iffcam, l’école de cinéma animalier locale. Cette année ça se passera le 31 octobre, les 1er et 2 novembre 2012, pendant le festival. Petite mise en bouche… à l’œil !




3 questions à… Gilles Bentz, responsable de la Station LPO de l’Ile-Grande

Congrès annuel de Réserves naturelles de France en avril, congrès national de la LPO en juin… la Côte de Granit rose est à l’honneur en 2012. Coup de projecteur avec Gilles Bentz, responsable de la Station LPO de l’Ile-Grande depuis 1987.

• Pouvez-vous nous parler de l'évolution récente de la Station LPO de l’Ile-Grande (Côtes-d’Armor), qui est aussi un centre de soins ?
Une nouvelle muséographie a été inaugurée en avril 2011. La falaise de Rouzic (l’une des Sept-Iles, où nichent 22 000 couples de fous de Bassan, NDLR) fait désormais 5 m de hauteur et nous présentons une centaine de maquettes d’oiseaux, ainsi qu’un phoque gris. Un film d’Allain Bougrain-Dubourg est projeté sur la falaise et présente la réserve naturelle des Sept-Iles, la première à avoir été créée en France, qui se situe à une quinzaine de kilomètres à vol d’oiseau. Un espace sensoriel a été aménagé dans une grotte de cette falaise pour découvrir différentes formes de becs, de pattes, de peaux et de cris, avec des légendes en braille.
Le milieu marin dans son ensemble était peu abordé dans l’ancienne muséographie. Désormais, une salle est entièrement consacrée à cet écosystème, autour des problématiques des chaînes alimentaires et des menaces qui pèsent sur elles : changement climatique, marées noires, surpêche…
Enfin, à l’étage, on se retrouve en haut du rocher face à la mini-colonie de fous de Bassan, que l’on peut aussi observer en direct sur grand écran. Des bornes vidéos et une expo complètent ce dispositif.

• Quels sont les moments forts que vous avez retenus des festivités de ces derniers mois ?
Nous avons programmé un cycle de conférences sur divers thèmes : fou de Bassan, phoque gris, pollutions pétrolières… avec le concours de spécialistes, ainsi qu’une soirée témoignages avec des personnes ayant travaillé par le passé sur l’archipel des Sept-Iles… La vente « premier jour » des timbres du Centenaire, qui a lieu à la station LPO, a aussi remporté un franc succès. On retiendra surtout le congrès national 2012 qui s’est déroulé en juin à Perros-Guirec avec plus de 300 adhérents, en présence d’Allain Bougrain-Dubourg et d’Erik Orsenna, parrain du centenaire.

• Quel souvenir gardez-vous de votre passage au jury du Festival de Ménigoute ?
C’était en 2000, juste après la marée noire de l’Erika. J’étais très content de me « déconnecter » et très honoré de faire partie du jury, présidé par Jean-François Terrasse. J’ai peu de souvenirs des films, mais surtout de l’ambiance, très différente de celle que connaissent les visiteurs du festival. Nous étions dans une bulle, entre nous. Nous ne parlions que des films visionnés et, le soir, on nous transportait dans notre hébergement ! J’y ai fait de belles rencontres. Le dernier jour, celui de l’attribution des prix, n’a pas été le plus plaisant. Heureusement qu’il y a une méthode pour rendre les résultats dans les temps ! J’avais remis le Prix de la Protection de la nature à un film allemand sur le braconnage en Italie. J’étais bien embêté pour prononcer le titre, moi qui n’ai jamais pratiqué cette langue ! Mais le public l’a visiblement reconnu puisqu’il a été ovationné !

Propos recueillis par Catherine Levesque.

Fifoff 2012 : un cru foisonnant


Vendredi 29 juin. Il est 9 heures dans la salle Romane de Ménigoute. Les Master 2 présentent fébrilement leur travail de l’année au jury de l’Institut francophone de cinéma animalier, situé dans la Ferme de La Grimaudière, non loin du village. Douze films aux thématiques et aux styles très variés. Fait inédit, une étudiante a suivi toute l’année des Master 1 : des premiers pas au montage du documentaire de première année. Une sorte de mise en abîme…

Ceux qui ont déjà assisté au Fifoff, c’est-à-dire le festival off de Ménigoute, savent qu’ils auront affaire à des films atypiques, des plus ancrés dans le réel aux plus métaphysiques, des plus scientifiques aux plus décalés. « Plus courts pour les Master 1, débutants, que les Master 2 », précise par ailleurs Maxence Lamoureux, ancien élève de l’Iffcam. Cette année est un cru particulièrement foisonnant avec 26 films au total qui seront diffusés trois jours de suite, le matin, à la Ferme de La Grimaudière, le 31 octobre, les 1er et 2 novembre.

Si l’animal est présent, on ne peut pas à proprement parler de documentaires animaliers mais plutôt environnementaux. « La plupart des films se focalisent plus sur des milieux naturels. Il y en a bien sur la loutre et la genette, mais ce sont des animaux si difficiles à filmer qu’on ne voit qu’un plan saisi dans la nature ! », poursuit Maxence Lamoureux.

L’agriculture tient une bonne place parmi les problématiques filmées (Bocage Masala, de Pierre-Yves Le Du). Avis aux arachnophobes, le film Même pas peur ! (Géraldine Herman) tentera de les réconcilier avec les araignées (où l’on apprend qu’il en faut mille pour atteindre la taille d’un homme !). Plus inhabituel, un étudiant chinois s’est attelé à un film sur la chasse qui risque de faire polémique dans la salle, toujours bondée. Un regard neuf : c’est tout l’intérêt des travaux visuels que nous livrent ces cinéastes en herbe tantôt poétiques, tantôt audacieux. Jamais ennuyeux.
Catherine Levesque

Brèves

Un écolotissement en Gâtine

Voirie, réseaux, le chantier a démarré ! Un écolotissement est en gestation à Coutières, sur les hauteurs de la Gâtine « Nous avons déjà reçu des coups de téléphone pour des renseignements et des réservations », se félicite le maire, Nicolas Gamache. Avis aux amateurs, les lots sont d'ores et déjà mis en vente dans ce bourg sympathique qui accueille déjà le Jardin des Sens du CPIE et l'Iffcam, l'école de cinéma animalier. Parcelles de 620 m2 à 1 085 m2 (15 € le m2). Rens. : 05 49 69 13 69.

Nature en France N°3

Nature en France n°3 est paru avec au sommaire, un dossier spécial Corse où l'on découvre le désert des Agriates et la réserve naturelle de l'étang de Biguglia. Partez à la découverte de la presqu'île de Quiberon en Bretagne, du plus beau village de France à Beuvron-en-Auge en Normandie et une belle randonnée en Auvergne dans les Hautes Chaumes. Un numéro exceptionnel pour passer de bonnes vacances naturalistes !
www.nature-en-france.com

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