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Édito - Le loup dans la bergerie

illustration de laurent zagni

Le Festival de Ménigoute a beau privilégier les plumes, on y a parfois parlé du loup. Il y eut ce film sur Timothy Dalton – un des interprètes de James Bond – parcourant l’Amérique en solitaire à leur recherche. Comprendre pourquoi ce prédateur mythique inspire la haine : voilà ce qui l’animait dans ce documentaire de 25 minutes. L’an passé, Quand les loups font leur cinéma retraçait la vie de Zoltan Horkai, un jeune Hongrois passionné par les loups depuis l’âge de 6 ans, qui partage la vie d’une meute.
Chez nous, le loup est un sujet qui fâche, inlassablement. Au lendemain même de l’élection présidentielle, deux arrêtés ont été publiés au Journal officiel Fomentés par l’ancienne équipe gouvernementale, ils assouplissent une fois de plus la réglementation sur les « prélèvements » de loups, un mot poli pour ne pas dire « abattage ». En 2012-2013, on brade : les chasseurs pourront tuer deux fois plus de loups que l’an passé. La zone géographique s’élargit à trois départements supplémentaires où l’animal n’est même pas installé. Et ce sans tenir compte du braconnage et des accidents routiers auxquels les canidés paient déjà un lourd tribut.
Pourtant, depuis deux ans, le ministère du Développement durable peaufine avec une pléiade d’associations et d’acteurs sa Stratégie nationale pour la biodiversité. Parmi les orientations couchées noir sur blanc dans un joli document de 60 pages : « Assurer la cohérence des politiques et l’efficacité de l’action ». Voilà qui fait doucement rigoler, en ce joli mois de mai, mois de la biodiversité. Le 31 mai, ça tombe bien, les 4es Rencontres de la biodiversité de Chizé auront pour thème « La conservation des espèces ». Il y sera notamment question d’une colonisation naturelle, mais c’est le castor qui aura la parole sur ce point, pas le loup. A moins qu’on n’en voie la queue lors de la table ronde finale, où Sophie Bobbé, une anthropologue du Centre Edgar Morin abordera la conservation des espèces à travers le prisme des sciences humaines. Il se trouve que ce chercheur a beaucoup écrit sur le loup et l’ours. Même combat !

 

Catherine Levesque



Actualités

Les vacances de Mr Ornitho

Alain, retraité du Sud Vendée, et Chantal, sa compagne, découvrent pour la première fois le Festival de Ménigoute. Du camping de Bois Pouvreau à la salle de projection, Nicolas Goudeau a recueilli leurs impressions.


Conservatoire d’espaces naturels : préserver sur le long terme

Le 31 mai, la 4e édition des Rencontres de la biodiversité organisées par le conseil général des Deux-Sèvres se tiendra à Zoodyssée. Parmi les intervenants, Raphaël Grimaldi, responsable de l’antenne Deux-Sèvres au Conservatoire régional d’espaces naturels de Poitou-Charentes..

• Quel est le rôle d’un conservatoire comme le Cren ?
Il consiste à assurer la préservation de sites naturels qui présentent un intérêt remarquable d’un point de vue écologique, paysager ou géologique. En Poitou-Charentes, nos milieux prioritaires sont les zones humides, les pelouses sèches, les landes, les sites d’intérêt géologique et les cavités à chauves-souris.
Le conservatoire contribue par ailleurs à l’élaboration d’une trame verte et bleue qui vise à constituer un réseau écologique cohérent pour faciliter la circulation des espèces. Cela passe par la mise en place de “sites relais” qui viennent compléter les sites écologiques phares, ainsi que de corridors écologiques.

• Qu’est-ce qui distingue les espaces naturels dont vous êtes en charge des réserves naturelles ?
La différence est importante. Les réserves naturelles font l’objet d’une protection réglementaire, ce qui n’est pas toujours le cas des sites du conservatoire. Nous privilégions la maîtrise foncière ou d’usage à l’amiable. Cette politique d’acquisition ou de location de terrains est un outil de protection fort pour asseoir la préservation du site sur le long terme.
Notre politique de conservation se fait en concertation avec les acteurs locaux : nous faisons faire des diagnostics sur les sites avec les associations locales puis nous les gérons par un entretien périodique après avoir effectué les travaux de restauration préconisés. Cette gestion passe bien souvent par des conventions avec les agriculteurs qui respectent des cahiers des charges de type agro-environnemental.

• Où en est l’action que vous menez dans les plaines et marais de Sainte-Soline dans le cadre de mesures compensatoires liées au passage de la LGV Tours-Bordeaux
Ces mesures visent à compenser les destructions de milieux inhérentes au passage de la ligne grande vitesse sur un territoire d’intérêt majeur pour l’outarde canepetière et l’avifaune de plaine. La démarche de maîtrise foncière a démarré début 2011 et les 40 hectares de terrains acquis par les sociétés concessionnaires vont bientôt nous être rétrocédés. Le prédiagnostic réalisé en lien avec le Groupe ornithologique des Deux-Sèvres et Deux-Sèvres Nature Environnement a permis de démarrer les travaux de restauration mi-2011. Ils sont presque terminés et les parcelles ont été attribuées à une exploitation agricole et à trois jeunes agriculteurs en cours d’installation. Des mâles d’outardes ont été contactés récemment sur le site. Quatre mares ont par ailleurs été creusées pour l’enjeu de compensation concernant les amphibiens. C’est donc très prometteur !

Propos recueillis par Catherine Levesque.
Minuscule : la série de courts-métrages voit grand

Un magnifique panorama sur les cimes, une épaisse forêt de conifères, un torrent tumultueux… et une boîte à sucres cabossée. Posées dessus, des fourmis et une coccinelle chahutées par le courant. Voici la première scène de rafting naturaliste tournée en 3D relief et en cinémascope dans des décors naturels : en l’occurrence, les parcs nationaux du Mercantour et des Ecrins. Il ne s’agit que du teaser, certes prometteur, du long métrage en gestation de Minuscule, dont les premières images ont été présentées au Festival de Cannes.
Le principe reste le même que dans les courts-métrages de la série télévisée à succès lancée en 2007, habile fusion entre un documentaire de National Geographic et l’univers de Tex Avery. Les personnages d’animation – insectes ou araignées – sont mis en scène en images de synthèse 3D dans des paysages bien réels (une plage de l’île de Ré, un bocage normand, un coin des Alpes…) et sans dialogues intelligibles. Au cœur d’une nature sauvage, l’infiniment petit devient un monde à grande échelle, théâtre de mésaventures burlesques et poétiques. Ce langage universel s’adresse donc à tous les âges et toutes les cultures.
Les auteurs, Thomas Szabo et Hélène Giraud, ont cherché à faire évoluer leurs héros « dans des espaces naturels authentiques de grande qualité visuelle », d’où le partenariat engagé avec les parcs nationaux des Ecrins et du Mercantour. Ces derniers y voient « l’opportunité de sensibiliser de manière ludique la future génération au monde qui l’entoure, à l’attention portée à la biodiversité ».
Lors de la mise en place des tournages avec la société de production Futurikon Films, une attention particulière a été portée au respect du milieu naturel. Cet « éco-tournage » exemplaire a d’ailleurs bénéficié du soutien de la région PACA, qui impose à la production une politique de développement durable sur les transports, la cantine et l’énergie.
Le long-métrage Minuscule - La Vallée des fourmis perdues sortira dans les salles au second semestre 2013. Une perspective réjouissante… au ras des pâquerettes !
Catherine Levesque

Pour découvrir en primeur les toutes premières images du film, rendez-vous sur la page Facebook de Minuscule
flecheLes coulisses du tournage sur : www.minuscule-blog.com/
flecheRetrouvez toute la sélection "Minuscules" sur le site de FIFO Distribution

 

Catherine Levesque

Brèves

Centenaire et timbrée !

Le 12 mai, La Poste a dévoilé au Muséum d’Histoire naturelle de Nantes un bloc de quatre timbres où figurent des oiseaux chers à la LPO. Edités à 2 millions d’exemplaires pour le centenaire de l’association, ces 4 timbres commémoratifs à 0,57 € présentent des espèces emblématiques de la biodiversité : un macareux moine, une outarde canepetière, une gorgebleue à miroir et un balbuzard pêcheur.


Mission printemps !

Une opération de science participative a été mise en place durant ce printemps pour collecter un maximum de données en un minimum de temps sur la façon dont le changement climatique affecte les espèces animales et végétales. Douze missions ont été lancées chaque semaine auprès du public, invité à observer des vers de terre, des hirondelles, des papillons, des floraisons… Les observations, faites selon des protocoles scientifiques précis, sont collectées puis analysées par les partenaires scientifiques du projet (CNRS, Muséum national d’Histoire naturelle…). Résultats disponibles sur http://missionsprintemps.arte.tv/

 

Nature en France
N°2

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Nature en France n°2 est paru avec au sommaire, une émouvante balade dans le sud-ouest des Vosges parmi une faune restée sauvage et diversifiée ; une découverte de la Réserve naturelle du courant d’Huchet sur la Côte d’argent ; un petit tour dans les Pyrénées et un autre dans la forêt de l’Ardenne. Vous aimez les insectes ? En Limousin, Nature en France a trouvé un drôle de petit musée qui leur est consacré. Et aussi au programme de ce deuxième numéro : un jardin naturel et une maison écolo en Baie de Somme, Angles-sur-l’Anglin, un beau village entouré de nature et de préhistoire, les rendez-vous de l’Histoire naturelle et des activités naturalistes (faire un herbier, ornitho), entre autres…
www.nature-en-france.com


Livres & DVD



  • Week-end nature à la campagne
  • canis lupus, dit LE LOUP livre & dvd
  • Guide des orchidees de France
  • Cuisine des Fleurs, Feuilles et petites Salades
  • Copain de la nature
  • Les tomates aiment les carottes
  • Cueillir et cuisiner les plantes sauvages - Recettes, conseils

Disponibles chez
FIFO-distribution


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