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Édito - Le Père Noël en Estrémadure

On devrait baguer le Père Noël pour savoir où il se niche. Certains l’imaginent au pôle Nord, donc sur la glace, d’autres en Sibérie, que sais-je encore, tandis que les Finlandais ont décrété Rovianemi village officiel, sur le Cercle polaire. Va pour la Laponie. Pendant sa campagne de recrutement des rennes en Scandinavie (via Pôle Emploi ?), peut-être croise-t-il des grues cendrées affairées, prêtes à partir pour l’Estrémadure ? Pour lui comme pour elles, le voyage sera long. Il l’a été également pour les cinq Iffcamiens qui ont suivi leur périple. Ou quand le plus grand oiseau d’Europe croise le plus grand mythe du XXe siècle.
En cette fin 2011 qui ne nous a pas fait de cadeaux, nous avons eu envie d’écrire une lettre au Père Noël. Une lettre numérique – il faut vivre avec son époque – sachant que La Poste lui transmet sur son smartphone. C’est tout bête, suffit de remplir le formulaire.

Pour sa part, Dominique Brouard, fondateur du festival, invite le Père Noël à ouvrir une case dédiée aux films documentaires animaliers sur toutes les chaînes de télévision. Rien que ça ! « Bien entendu, les cinéastes animaliers francophones y seront en bonne place. Et je veux bien, gracieusement de surcroît, participer à la constitution des programmes. » Et Dieu sait s’il leur manque des cases, aux programmes télé !



Catherine Levesque



Actualités

Clic clac, l'atelier photo du festival

Réalisation : Renaud LEROUX

Parmi les animations parallèles aux projections du festival, l'atelier photo a déjà ses fidèles. Les professionnels qui l'animent, Bruno Dubrac, journaliste à Image & Nature, et Alain Buchet, photographe, nous présentent les coulisses de cet atelier ouvert depuis quatre ans à tous les publics.

Denis Clavreul : "Il y a matière à croire au Père Noël en 2012 !"

Quelles sont vos références en matière de naturalistes, de peintres ? Je n’ai pas échappé, Dieu merci, à l’influence de Robert Hainard. J’ai découvert ses croquis au fuseau chez un copain au début des années 1970 et j’ai été immédiatement séduit au plus profond de moi. J’aime aussi Roger Reboussin, un artiste malheureusement méconnu de la fin du XIXe siècle. Parmi mes références étrangères : le Britannique John Busby et le peintre suédois Lars Jonsson.
Par ailleurs, je me suis formé en m’intéressant à des œuvres très diverses, en particulier du XIXe siècle – l’école de Barbizon, les Impressionnistes, Van Gogh, Matisse – mais aussi de l’époque contemporaine. Enfin, j’ai une affection particulière pour certains peintres de l’Ouest, comme Maxime Maufra, un comparse de Gauguin, et Mathurin Méheut. Plus près de nous, j’apprécie beaucoup Yvon Le Corre, qui peint la mer, les côtes et le désert.

Vous êtes auteur de nombreux carnets de voyages. Pouvez-vous nous parler de votre projet sur Audubon ?
J’ai découvert Audubon tardivement et son style de description méticuleuse est assez loin de mon approche plus spontanée, en lien avec le terrain. En travaillant sur ce projet depuis 2003, j’ai trouvé des aquarelles originales à New York qui montrent aussi son excellente capacité d’observation. Le fil rouge de mon projet – sa vie et ses voyages – est une manière de découvrir des lieux et des gens en Amérique du Nord et dans l’estuaire de la Loire, où il vécut enfant. J’entends témoigner par cette démarche de ce qui se passe aujourd’hui autour de la nature. J’effectuerai un dernier séjour l’an prochain aux Etats-Unis, qui devrait déboucher sur la rédaction d’un livre. Il est en effet beaucoup plus connu là-bas qu’en France ! J’ai d’ailleurs proposé une causerie sur ce thème pour le prochain Festival de Ménigoute.

Imaginons que vous croyez encore au Père Noël : votre rêve pour 2012 ?
Je dois avouer que certaines passions sont moins sujettes à la désillusion que celle de la nature. A titre personnel, je m’investis beaucoup dans le centre permanent d’initiation à l’environnement de Nantes, l’Ecopôle, dont je suis président. Nous favorisons l’action inter-associative sur l’agglomération nantaise. J’aime la transversalité. Si j’avais un vœu à faire passer au Père Noël, ce serait de faire en sorte que les associations actives dans le domaine de la nature soient aussi complémentaires que partenaires, et que les élus répondent aux attentes des citoyens. Et quitte à être gâté, que le prochain président s’engage clairement sur les questions d’environnement. Bref, il y a matière à croire au Père Noël en 2012 !

• Vous serez présent au prochain festival de Ménigoute. Que représente cette manifestation à vos yeux ?

C’est indiscutablement un grand rendez-vous, une fête autour de la nature et un très bel exemple de réussite hors des grandes villes. Je trouve l’articulation très judicieuse entre le forum, les films, les conférences, les sorties…, qui créent un tout très cohérent et naturel. En tant qu’artiste exposant, c’est aussi une bonne opportunité dans l’année pour sentir les tendances. Le prochain festival aura un parfum particulier avec le centenaire de la LPO. J’y expose peu fréquemment, mais cet événement m’a donné envie d’être présent !

Propos recueillis par Catherine Levesque.

Des grenouilles sur le toit

Si le père Noël passe par la cheminée, verra-t-il des grenouilles sur le toit ? Drôle de titre a priori pour un documentaire sur la migration de la grue cendrée. La réponse à cette énigme – suspense… – est à l’intérieur du film. « Ce titre déroute certains publics, admet Maxence Lamoureux, l’un des cinq Iffcamiens à avoir tourné ce documentaire de septembre 2010 à janvier 2011, aux côtés de Louise Maurice, Rodolphe Bonneau, Arnaud Devroute et Rémi Laugier.
Issus de la 5e promotion de l’Iffcam, ces jeunes réalisateurs ont effectué quatre voyages pour huit semaines de tournage. « Nous n’avions pas de budget pour un repérage. Malgré tout, nous avons toujours été très bien accueillis. En Suède, nous avons même eu la visite d’un grand photographe », se souvient Maxence.

Un nouveau road movie en incubation

Dès le départ, la petite équipe partait pour au moins quarante minutes de documentaire et un DVD. « La matière était telle que nous en avons fait un 52 minutes. Nous avons mis trois mois à le monter ! » Diffusé en clôture du dernier festival, le film a suscité des applaudissements nourris. Des pourparlers sont en cours pour une éventuelle diffusion sur une chaîne de télévision…
« Nous allons créer une association avec le produit de nos ventes pour filmer le retour des grues, avec les parades en Suède, la nidification, le baguage des poussins, qui promet d’ores et déjà une scène burlesque », projette Maxence. « En parallèle de ce deuxième volet, nous aimerions faire un Web documentaire pour le “ Réseau grues européen ” avec des petits films de 4 minutes pour chaque grand site de suivi. » Pour ce faire, l’équipe attend du Père Noël qu’il leur achète plein de DVD à déposer au pied des sapins. Normal : pas envie de faire le pied de grue trop longtemps avant le prochain tournage !

DVD en vente sur le site du film (15 € + 2 € de frais de port)

L’actualité du film sur Facebook


Catherine Levesque.

Portrait de bénévoles : le fief des "frères Braco"


Leur patronyme ne les a jamais desservis, affirment les frères Braconnier. Nathan, 17 ans, et Hugo, 20 ans, vivent avec leurs parents à la ferme de Chausseroy, à 8 km de Ménigoute. Eleveurs, ces derniers les ont emmenés à peine sevrés au festival. « Nous sommes nés dedans », estiment ces jeunes bénévoles, actifs depuis six ans dans l’espace conférences, où ils savent se rendre indispensables pour l’accueil et le confort des festivaliers. Le reste du temps, ils essaient de voir un maximum de films et de rencontrer des gens. Cette année, les deux frangins ont particulièrement apprécié Le bonheur était dans le pré, pour le lien qu’il établit entre l’homme et la nature, et le documentaire de Matthieu Le Lay, un ancien de l’Institut francophone de formation au cinéma animalier de Ménigoute, Des gypaètes et des hommes.

Des moutons et des clichés

Leurs modèles ? Michel et Vincent Munier, parmi les photographes, Hainard et Pierre Grillet pour les naturalistes, qu’ils côtoient dans le cadre d’une étude sur le bocage gâtinais.

Bons photographes, les deux frères viennent de créer leur site Internet. Quand ils seront « grands », ils aimeraient conserver l’élevage de moutons familial, très respectueux de l’environnement, faire de la photo et des études naturalistes. Hugo a quand même une requête supplémentaire dans sa liste au Père Noël : entrer un jour à l’Iffcam. Quant à Nathan, il rêve de réaliser ses clichés dans des pays où la nature est encore sauvage. Le Père Noël va devoir recruter des rennes endurants !

 

Catherine Levesque

Brèves

Save the date !

Il y a un Birdfair en gestation à la LPO dans le cadre du centenaire à venir. Dans neuf mois, on s’en approchera. En français, comprenez « festival de l’oiseau et du tourisme de nature ». Sur le modèle de la RSPB, on y trouvera des stands, des associations, des éditeurs, des écrivains, des artistes, des agences de voyages, du matériel optique, outdoor, des conférences, un espace enfants, des concerts, des spectacles humoristiques, des balades nature… et LE Colloque francophone d’ornithologie. Ça se passera à Paimboeuf, près de Nantes, un charmant petit port sur les bords de Loire. Prenez date : c’est du 21 au 23 septembre 2012.

Vous pouvez également d'ores et déjà noter les dates du prochain Festival International du Film Ornithologique de Ménigoute qui se déroulera du 30 octobre au 4 novembre 2012.


Un canard dans la boîte

Il vous manque une idée de cadeau de Noël pour un bambin entre 7 et 12 ans ? Abonnez-le à L’Oiseau mag Junior ! Au sommaire du numéro 5 de ce trimestriel édité par la LPO, comment nourrir les oiseaux l’hiver, fabriquer une mangeoire, enquêter sur les passereaux qui la fréquentent… Et bien sûr des jeux, des activités !

Abonnement d’un an (4 numéros) : 24 €

Livres & DVD

Une idée pour les cadeaux de fin d'année !

Artisans du changement
Du goudron et des plumes
Les Amuzoos, Roméo le nasique follement amoureux
Minuscule n°4 : la vie privée des insectes


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