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Édito - Ménigoute, la fiesta des sciences naturelles

La Fête de la science célèbre cette semaine sa vingtième édition. Elle est placée sous le signe de la chimie, mais nous on s’en fiche un peu, et des Outre-mer, puisque que nous sommes dans l’Année des Outre-mer français, en plus de celle de la forêt. Eh oui, c’est un signe de notre époque que de courir plusieurs années à la fois ! La biodiversité ultra-marine représente 80 % de la biodiversité française. Elle sera de nouveau à l’honneur au Festival de Ménigoute, au Coin des branchés*, où l’on traitera de la diversité biologique dans un espace insulaire, en l’occurrence la Martinique, et de la gorge-blanche, une espèce endémique des Petites Antilles mondialement menacée.
Dans une conférence, il sera question de la place de la connaissance du grand public dans la sauvegarde de la biodiversité. Dans un “Apéro de l’environnement”, on étanchera sa soif autour des plans nationaux d’actions pour la préservation d’espèces en danger. On ira aussi sur le terrain constater l’intérêt biologique du bocage et le rôle que peuvent jouer les agriculteurs pour son maintien.
A ce titre, le Festival de Ménigoute s’apparente à une Fête des sciences naturelles par la diversité des sujets qu’il aborde en quelques jours, pour tous les âges et tous les publics. Les “Journées nationales sur la conservation des amphibiens et des reptiles” en sont le meilleur exemple, qui attirent aussi bien des scientifiques que des naturalistes ou de simples amateurs, impliqués, ou pas, dans des projets participatifs. De la même manière que l’écologie ne saurait se passer des sciences sociales, la conservation de la nature a tout à gagner d’une approche pluridisciplinaire et intergénérationnelle.


* Le samedi 29 et le dimanche 30 octobre, de 10 h à 12 h, salle la Romane.

Catherine Levesque



Actualités

60 m² de bonheur
FIlm de Marie DANIEL

Ménigoute, cette année, c’est 34 films en compétition, dont 19 films étrangers, projetés sur un écran de 60 m². « Il y aura beaucoup de premiers films, dont trois de jeunes cinéastes de l’Iffcam qui côtoieront des géants de la BBC et du documentaire animalier français », se félicite Dominique Brouard, fondateur du festival, qui nous en dit plus dans cette mise en bouche !

Cerveaux reptiliens

photosSoleil ou pluie, il sera possible, comme chaque année, de lézarder ou de grenouiller aux Rencontres nationales sur la conservation des amphibiens et des reptiles. Organisé par la commission conservation de la Société herpétologique de France, ainsi que par Pierre Grillet, Olivier Lourdais et Alexandre Boissinot, cet événement majeur s’inscrit depuis six ans dans le programme du Festival de Ménigoute. « Il s’agissait de profiter de l’attractivité de la manifestation pour faire venir à ces rencontres des personnes qui n’oseraient pas forcément participer à un congrès », explique Pierre Grillet. « Le pari est réussi, puisque nous accueillons chaque année une centaine de personnes d’horizons variés : associations, naturalistes, scientifiques, agriculteurs, jeunes… ».
Gratuites, les conférences durent une vingtaine de minutes et sont suivies d’une discussion, ce qui permet aux participants de butiner en fonction de leurs intérêts, la concurrence étant parfois rude dans l’offre du festival ! « Les naturalistes sont plus nombreux à s’intéresser aux oiseaux qu’aux reptiles et aux amphibiens, lesquels souffrent d’un déficit d’image et d’une moins bonne appréhension sur le terrain, où ils sont moins faciles à voir », constate Pierre Grillet. « On manque donc de données sur ces vertébrés, qui sont pourtant de très bons indicateurs de la qualité des milieux ».
Cette année, trois associations présenteront leurs actions auprès du grand public : le CPIE de Flandre Maritime, avec son opération “Un dragon dans mon jardin” ; Nature Midi Pyrénées avec sa plaquette “SOS serpents” , ainsi qu’une démarche similaire en Deux-Sèvres.
Nouveauté, une sortie sera organisée sur une exploitation agricole de 40 hectares située sur un site Natura 2000, non loin de Ménigoute. Partenaires du programme “Bocage et biodiversité”, ces exploitants ont fait le choix de s’adapter à leur environnement plutôt que de le dégrader. Des spécimens en soi !


Catherine Levesque.

Anne Lapied : une cinéaste au sommet


Il n’y a que les montagnes qui ne se rencontrent pas. Dans notre infolettre d’avril dernier, Anne Lapied nous avait fait part de sa surprise à être la première femme présidente du jury du festival. L’heure approche pour la cinéaste, qui va bientôt devoir quitter les cimes pour rejoindre le bocage ménigoutais.
Anne Lapied raconte qu’à 7 ans, elle photographiait les mouettes du Finistère avec son Instamatic 33. Elle enregistrait des bruitages, des histoires. A 52 ans, elle a un peu plus de matériel et privilégie les crêtes alpines aux falaises bretonnes, qu’elle grimpe inlassablement aux côtés d’Erik, son mari.
Si l’on parle volontiers du duo quand on fait référence à leur riche carrière de documentaristes, le couple apprécie pourtant les escapades en solitaire. « Seuls, on est plus attentifs à ce qu’on voit », estime Anne Lapied. « Quand il y a des risques ou un fort dénivelé, on part à deux ».
Originaire de Cholet, la réalisatrice parcourait déjà la montagne à 4 ans. C’est sur un rocher d’escalade qu’elle rencontra Erik. Ils décidèrent de poser leurs bagages dans les Alpes et vivent aujourd’hui en Grenoble et Chambéry, à 400 m d’altitude. « Nous devons pouvoir accéder facilement aux différents massifs pour assurer les conférences qui financent nos films », explique Anne Lapied.
Passionnés par la faune d’altitude, les cinéastes ont aussi un pied-à-terre dans le Massif du Grand Paradis, si bien filmé dans Voyage au bout de l’hiver, un récit atypique récompensé l’an dernier par le Lirou d’or.
Cette année, les Lapied ont produit un film sur les bergers de Savoie. La vie des montagnards, notamment en Himalaya, occupe en en effet la moitié de leur activité, qu’ils partagent avec leur fille Véronique. « Pour les humains, Erik est plutôt à la caméra et moi à la réalisation », précise Anne Lapied. Au jury de Ménigoute, une fois n’est pas coutume, elle sera au sommet !


Catherine Levesque

Brèves

Le privilège de l’âge

Blanche Neige ou Petit Poucet, venez vous perdre sous les frondaisons de l’exposition “Forêt ancienne : trésor biologique, le privilège de l'âge”, qui allie pédagogie et éveil des sens en faisant une place à l’art et à l’imaginaire. A travers un hommage à la Réserve biologique intégrale de Chizé (Deux-Sèvres) et à la forêt polonaise de Bialowieza, l’expo aborde le défi auquel sont confrontées bon nombre de forêts du monde : comment concilier gestion durable et préservation de la biodiversité ? Un espace est prévu pour les enfants.
A La Grimaudière, sur le site de l’Institut de formation au cinéma animalier.

De l’air !

Après une longue apnée en salle de projection, un bon bol d’air ne peut pas nuire. Outre des animations (dessin, photo, sculpture…), le festival propose des sorties pour découvrir des sites naturels de Poitou-Charentes. Le vendredi 28 octobre, une balade de 3 km est organisée sur une exploitation agricole au coeur des prairies humides du Marais Poitevin. Après le pique-nique (à prévoir), cap sur la réserve naturelle Nationale de la Baie de l’Aiguillon par les Mizottes – nouvelles digues post Xynthia).

Sortie en car animée par la LPO et le Parc interrégional du Marais Poitevin, de 7 h à 18 h. RDV devant la mairie de Ménigoute. 25 €. 50 personnes maxi.

Livres & DVD


DVD Livres Nature Environnement catalogue 2012


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