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Édito - L’histoire d’un brin d’herbe

« On peut mettre un immense amour dans l’histoire d’un brin d’herbe ». Epris d’une nature ordinaire qu’il sublime avec brio, Marc Giraud, dans son nouvel ouvrage, a choisi cette délicate citation de Flaubert, tirée de L’éducation sentimentale. Au risque de tenter une transition hasardeuse, on peut aussi chérir un grand festival dans un petit bourg comme Ménigoute. Le brin d’herbe grandit, s’épanouit par-delà les bourrasques, dorloté par une équipe de passionnés engagés sur le terrain.
Quoi de neuf en cette rentrée qui rime avec austérité et son corollaire, morosité ? Eh bien, n’en déplaise aux esprits chagrins, quelques bonnes nouvelles dans le gotha des naturalistes. Un nouveau livre de Marc Giraud donc, en couveuse jusqu’en octobre, issu des dix documentaires animaliers qu’il a conçus pour Arte (diffusion en mars 2012). Le retour d’Allain Bougrain-Dubourg sur les ondes, qui rejoint Elisabeth de Fontenay pour animer « Vivre avec les bêtes », sur France Inter (le dimanche, de 15 h à 16 h). Au cœur de l’émission, la question de notre relation à l’animal avec une plongée dans les grands textes de la littérature.
Sur le petit écran, la diffusion sur France 2, depuis le 11 septembre, de la série Le Peuple des océans réalisée par Jacques Perrin et Jacques Cluzaud (voir ci-dessous).
Sur le grand écran, un merveilleux long-métrage en 3D de Werner Herzog sur la grotte Chauvet*, qui rend accessible à tous les prouesses pariétales de nos ancêtres, mises sous cloche pour être préservées. Diversité des thèmes, diversité des supports, rêvons sous terre, rêvons sous l’eau. Et prenons l’air tant qu’il fait beau.

* La grotte des rêves perdus, actuellement en salles

Catherine Levesque



Actualités

Où notre regard ne porte plus…


Sorti frais émoulu de l’IFFCAM, le jeune Pascal Gaubert nous livre l’extrait d’un film atypique, à mi-chemin entre réflexion philosophique et documentaire animalier. Derrière un titre aussi poétique que ses images, un fil conducteur : peut-on vivre de ses rêves ? Intrigant et prometteur.

Interview d’Allain Bougrain-Dubourg autour de son documentaire :
Les quatre saisons du Marais poitevin

photosProduit par le Parc du Marais poitevin et financé par les régions Pays de la Loire et Poitou-Charentes, le documentaire d’Allain Bougrain-Dubourg sera projeté le jeudi 27 novembre lors de l’inauguration du Festival de Ménigoute. Retour sur un tournage à cheval sur trois départements.

• Comment s’est monté le projet de ce 52 minutes sur le Marais poitevin ?
Beaucoup de choses avaient été faites sur la biodiversité du Marais poitevin, mais très peu sur les hommes dans leur milieu. Sans tomber dans la télé-réalité, l’idée était de présenter le territoire à travers trois personnes vivant sur des entités naturelles identifiantes. Ce film retrace toute une année de la vie de travail d’un mytiliculteur à Charron, en Charente-Maritime, d’une éleveuse bio de Triaize, en Vendée, et d’une hôtelière d’Arçais, dans les Deux-Sèvres. Je leur ai expliqué les contraintes techniques du tournage, la nécessité d’être réactif par exemple, et la confiance s’est instaurée naturellement.

• Qu’avez-vous retenu de ce tournage dans trois départements différents ?
Je voyais le Marais poitevin comme une entité sous cloche alors qu’il y règne un dynamisme incroyable. Les jeunes sont très attachés à leur terroir, qui est d’une grande richesse naturelle et culturelle. J’avais délibérément pris le parti de ne pas tenir compte de l’aspect conflictuel – ça n’était pas le propos – mais de parler du quotidien de ces gens. Il en ressort une grande vérité, une grande spontanéité dans les témoignages. Il a d’ailleurs été accueilli avec beaucoup d’émotions, même des pleurs, ce qui prouve que nous n’avons pas trahi la réalité du terrain.

• Qu’est-ce qui fait l’attrait du Marais poitevin par rapport à d’autres grandes zones humides ?
Par rapport à la Camargue, qui constitue une référence sur le plan naturel et touristique, le parc du Marais poitevin n’est pas reconnu à sa juste valeur. Il serait bon qu’on s’inspire de l’exemple camarguais, où les singularités et les différences ont été dépassées au profit de l’intérêt général.
D’un point de vue plus personnel, moi qui fréquente l’île de Ré depuis un demi-siècle, j’avoue que je ne m’y arrêtais jamais car c’était la dernière ligne droite après cinq heures de route. Depuis ce tournage et les amitiés qui s’y sont tissées, j’y porte un regard attentif et j’y retourne avec bonheur.

Projections :
La Rochénard : vendredi 30 septembre 2011, 20 heures.
Saint-Cyr-du-Doret : vendredi 7 octobre 2011, 20 heures.
Angliers : vendredi 21 octobre 2011, 20 heures.
Ouvrage à paraître avec le DVD en fin d’année, aux éditions Ouest-France

Propos recueillis par Catherine Levesque.

Le Peuple des océans diffusé sur France 2


Dimanche dernier, « Le Peuple du bleu » était à l’honneur sur France 2 et l’audience au rendez-vous pour la case « Grandeurs nature » de 16 h 25. Trois autres épisodes suivront jusqu’au 2 octobre. A l’instar du Peuple migrateur, qui avait été décliné en documentaires dans « Les Ailes de la nature », Océans (réalisé par Jacques Perrin et Jacques Cluzaud) a fait des petits : quatre épisodes de 52 minutes (HDTV, son 5.1) centrés sur des écosystèmes différents. « Nous savions dès le début que la matière engrangée durant le tournage alimenterait une série destinée à la télévision, raconte Stéphane Durand, auteur et scénariste d’Océans aux côtés de François Sarrano, chez Galatée Films. Mais nous n’avons travaillé sur le montage de la série qu’après la fin du long-métrage, parallèlement à sa promotion. En nous replongeant dans les rushes, l’approche écosystémique s’est imposée comme une évidence. »

Si certaines scènes racontent la même chose que le long-métrage, aucune image identique n’a été reprise. A l’inverse, certaines séquences de la série ne figurent pas dans le film, et les espèces présentées – plus d’une centaine – y sont plus nombreuses. « Dans la série, nous avons eu envie de répondre aux nombreuses questions que se pose une grande partie des spectateurs durant le long-métrage, lequel privilégie la magie, poursuit Stéphane Durand, également conseiller scientifique. Certaines séquences appellent une explication, mais le commentaire laisse respirer la mer malgré tout. La contrainte forte, c’était d’écrire sur les images en respectant la durée des séquences au mot près, tout en conjuguant nos sensibilités. Un vrai ciselage de sculpteur, mais nous sommes fiers du résultat ! ».

« Le Peuple du bleu », « Le Peuple du sable et des forêts », « Le Peuple des récifs », « De la terre à la mer », sur France 2, les dimanches 18, 25 septembre et 2 octobre 2011, à 16 h 25.
DVD à paraître.


Catherine Levesque

Brèves

Bonnes feuilles (bientôt l’automne !) La France sauvage

Voici un ouvrage richement illustré, avant-goût sur papier des dix documentaires animaliers conçus par Marc Giraud (43 minutes, diffusés sur Arte en mars 2012, avec des commentaires lus par Sophie Marceau). Ses dix chapitres correspondent aux dix habitats de nos régions explorés dans chacun des films : falaise bretonne, forêt, bocage, montagne, ville, etc. On y retrouve la patte… et la plume qui font le talent de ce journaliste naturaliste, lequel n’a pas son pareil pour débusquer l’exceptionnel dans la nature quotidienne.
La France sauvage, Marc Giraud, éd. de La Martinière (35 €).

L’outre-mer, c’est notre nature !

Trésor inestimable, la biodiversité ultra-marine est gravement menacée par la destruction des habitats, la surexploitation, les espèces invasives… Pour inverser cette tendance, la LPO entreprend avec ses partenaires locaux des actions de protection en Guyane, en Martinique et à La Réunion. Pour qu’elle les mène à bien, apportez-lui votre soutien !
L’outre-mer au Coin des branchés
Samedi 29 octobre, de 10 h à 12 h : « La biodiversité dans un espace insulaire : voyage en Martinique »
Dimanche 30 octobre, de 10 h à 12 h : « La gorge-blanche : une espèce endémique des Petites Antilles mondialement menacée ».

Des Tropiques à l’Antarctique

Née il y a un an, l’association Wild-Touch, du réalisateur Luc Jacquet, entre dans une nouvelle phase de réalisation de ses projets. Parmi eux, La Forêt des pluies, qui avait fait l’objet d’une rencontre au dernier Festival de Ménigoute avec le botaniste Francis Hallé, et le Tempêtarium de Glace 2048 ®, qui fera vivre aux spectateurs l’expérience de l’Antarctique en associant le cinéma à une scénographie innovante. A découvrir… et à soutenir sur le nouveau site http://wild-touch.org/, sachant qu’une image de long-métrage coûte en moyenne… 32 €.
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Livres & DVD

Livres :
  • Guide des fruits sauvages
Reconnaître les champignons, les plantes et baies sauvages
  • Confitures, compotes et fruits au sirop
  • Cuisine Sauvage : mes recettes de sorcières
  • Guide des champignons de France et d'Europe


Disponibles chez
FIFO-distribution


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