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Édito - Mal de mer ?

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La mer va suffisamment mal pour qu’on lui consacre des Journées, qui viennent de s’achever. L’occasion de faire un clin d’œil aux « Ecrans de la mer », un petit cousin du Festival de Ménigoute attentif, lui, aux écumes et aux embruns.
Il est un lieu unique en France qui concentre à mes yeux la quintessence du monde marin. Fief historique de la LPO, qu’elle a vue naître, la réserve naturelle des Sept-Îles a été créée en 1912 pour protéger les macareux moines, emblème de l’association. Cet archipel situé au large de Perros-Guirec (Côtes-d’Armor) abrite aujourd’hui la plus importante colonie métropolitaine d’oiseaux de mer. Rendez-vous compte : 25 000 couples ! Le brouhaha des fous de Bassan, la forte odeur de guano, les phoques gris alanguis, les cris stridents des huîtriers-pies, les derniers couples de macareux du pays… A cette période, les alcidés sont déjà repartis. Mais le pèlerinage estival vaut la peine sur ce qui fut aussi le premier espace protégé français de droit privé. Et ce d’autant plus que la Station LPO de l’Ile Grande, vitrine côtière de cette belle réussite, vient de se doter d’une toute nouvelle muséographie. Ne résistez surtout pas à l’appel du large !

Catherine Levesque



Actualités

Le privilège de l’âge

Par Marion Sachot.

A l’heure où la gestion forestière est controversée, zoom sur la réserve biologique intégrale de Chizé (Deux-Sèvres), à travers un film qui sera diffusé à Zoodyssée cet été dans le cadre de l'exposition « Forêt ancienne – trésors biologique, le privilège de l’âge ». Patience… l’'exposition sera ensuite présentée sur le site de l’IFFCAM pendant le festival.

photosUn an avant les élections présidentielles, nous avons posé trois questions à deux représentants de l’écologie politique : Pascale Rossler, vice-présidente Europe Ecologie-les Verts, déléguée à la biodiversité, et Yves Pietrasanta, président de Génération Ecologie.

• Face à la multitude des enjeux écologiques, comment un parti politique parvient-il à hiérarchiser les priorités ?
PR : Tout est lié. On ne peut évidemment pas prioriser l’environnement si c’est au détriment de l’économie ou du social. Mais il ne doit plus être la variable d’ajustement ! Les projets triplement gagnants répondant à ces trois impératifs existent, ils sont à rechercher et favoriser en priorité. Il faut sortir de l’approche sectorielle et du diktat de la rentabilité économique à court terme. Ainsi, nous pourrons répondre aux urgences actuelles en préparant l’avenir.

YP : Aujourd’hui, nous devons penser l’action politique de manière globale et prôner une véritable conversion écologique. Il ne s’agit plus d’enfermer l’écologie dans une sphère environnementaliste mais d’élaborer un vrai programme de société répondant aux enjeux du présent et du futur. Changer les modes de production et de consommation, assurer le bien-être social tout en préservant notre environnement et ses ressources, freiner la consommation énergétique en privilégiant une certaine sobriété, voilà nos objectifs.

• Votre parti accède à la présidence. Quelles mesures adoptez-vous en priorité pour préserver la biodiversité ?
PR : L’urgence est de faire prendre conscience de l’ampleur des enjeux, notamment économiques, de l’effondrement dramatique de la biodiversité, qui continue à s’accélérer. Ainsi, c’est dans tous les secteurs autres que la protection de la nature qu’il faut faire prendre en compte tous nos impacts sur la biodiversité, en montrant sa grande valeur, car la préserver est une opportunité et non une contrainte. Une des premières mesures à adopter est une fiscalité qui taxe toute dégradation de biodiversité, laquelle n’existe pas aujourd’hui. Comme si le vivant avait une valeur nulle…

YP : Cette question est cruciale. La biodiversité est indispensable à la vie sur terre. Les abeilles, par exemple : elles ont un rôle majeur. Essentielles à la pollinisation, et ainsi au cycle reproductif, végétal, elles sont pourtant massacrées par les pesticides et l’arrivée de nouveaux prédateurs. Il faut agir de manière ciblée, localement et nationalement, tout en renforçant la coopération internationale. Notamment par l’éducation des plus jeunes, le financement d’actions dédiées à la biodiversité, la réintroduction d’espèces animales (loup, ours…), le soutien à une agriculture biologique, l’accroissement de récifs immergés.

• Que pensez-vous de la candidature de Nicolas Hulot ?
PR : Elle est à mon sens la candidature qui permet enfin d’espérer ! Nicolas Hulot incarne l’accomplissement du rassemblement des écologistes. Il a énormément travaillé dans l’ombre depuis des années. C’est un humaniste qui a une vision large et pragmatique. Il a toutes les qualités pour convaincre, notamment tous ceux qui, désespérés de la politique, savent intimement que nous – les écologistes – avons raison, et qui n’ont pas encore osé franchir le cap. Ce qui me frappe, c’est sa conviction, sa sincérité.

YP : Plus la question écologique rassemblera de manière large, plus elle sera audible par les citoyens et plus elle aura de chance d’être au coeur de l’action politique. Nous devons nous rassembler autour d’un nouveau projet de société car l’écologie politique n’appartient à personne. Agir ensemble pour un monde plus juste, solidaire et durable.

Propos recueillis par Catherine Levesque

Photographier la nature ?


Du grand paysage panoramique jusqu’à la coccinelle au bout d’un brin d’herbe en passant par le chevreuil, la mésange charbonnière et l’ophrys abeille, tout est matière à être photographié dans la nature.

Bien sûr, les résultats dépendent du talent du photographe et de son équipement, mais le matériel ne conditionne pas systématiquement la réussite de belles photographies. On peut très bien obtenir de jolies images de nature avec un appareil simple de type compact numérique. Nombre de modèles proposent des programmes « scène » dont les modes macro (photographie rapprochée : la coccinelle quoi !) ou paysage, qui fonctionnent plutôt bien pour la thématique qui nous intéresse. Certes, il ne faut pas non plus faire dans la démagogie et laisser croire que les équipements plus sophistiqués et plus encombrants n’ont qu’un caractère ostentatoire. En photographie naturaliste, le reflex numérique à objectifs interchangeables est le meilleur outil. Lui seul permet de vraiment maîtriser les paramètres de prises de vues et donc de gérer la créativité basée sur la gestion de la profondeur de champ et des effets d’expression graphique des mouvements. Les reflex permettent aussi de sélectionner différents objectifs et donc l’angle de champ du cadrage afin de composer des photos variées en englobant de vastes paysages (objectifs grands-angulaires) ou au contraire en isolant des détails et notamment en rapprochant les animaux sauvages (téléobjectifs). Actuellement, plusieurs fabricants proposent des modèles abordables et de qualité qui ouvrent la voie vers des systèmes photographiques très complets, dont les différentes composantes peuvent faire l’objet d’acquisitions échelonnées en fonction du développement de la passion ou… des contraintes budgétaires ! S’initier par des stages comme ceux organisés par l’IFFCAM par exemple, ou lire des revues spécialisées comme Image et Nature sont un bon moyen d’apprendre et de progresser.

Reste que le meilleur conseil à donner en photo de nature est peut-être de se lever tôt. C’est la condition pour aller à la rencontre des belles lumières, des bêtes sauvages tranquilles et des fleurs fraîchement épanouies.

Un stand de matériel optique sera proposé au Forum de la nature lors du prochain festival.

Bruno Dubrac

Brèves

Journées de la biodiversité

Dans le cadre de l’année internationale de la forêt, les Journées de la biodiversité de Chizé sont consacrées à ce thème, en présence d’une délégation du parc polonais de Bialowieza. Les journées du 16 et du 17 juin étaient réservées aux scolaires et aux professionnels. Le samedi 18 juin sera ouvert à tous autour d’animations, d’ateliers et de rencontres.

Zoodyssée

Fête des mares : ça démarre !

Ce n’est pas une blague ! L’humoriste Laurent Baffie a instauré la Fête des mares le 5 juin dernier avec Allain Bougrain Dubourg (LPO) et Marc Giraud (Association pour la protection des animaux sauvages) pour inciter le public à en creuser. Rappelons qu’une espèce d’amphibien sur cinq risque de disparaître et que 90 % des mares ont été comblées en un siècle.
www.fetedesmares.com

Notre sélection d'ouvrages et de DVD

LIVRE Explorateurs juniors le guide de terrain pour les petits aventuriers
DVD Vertige d'une rencontre
DVD Nordic Variations
DVD Disparition des abeilles, la fin d’un mystère
LIVRE Les héros de la biodiversité, Passion nature

Disponibles chez FIFO-distribution


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