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Édito - Un genre inusable

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Qui fut le premier cinéaste animalier ? Louis Lumière évidemment ! Son thème ? L'aquarium, tourné en 1896. Un an plus tard, Ernst Normandin, concurrent des frères Lumière, décrit « la basse-cour » en colorant le film image par image. Il sera suivi par le célèbre « vol des oiseaux au ralenti », réalisé par l’Institut Marly en 1908. Que de noms peu connus ou célèbres leur ont emboîté le pas, conduisant à vulgariser (ou interpréter !) le monde animal sur le grand et le petit écran.

Aujourd'hui, tout le monde s'accorde à reconnaître que le genre plaît, qu’il ne vieillit guère et qu’il dépasse les barrières de cultures ou de langues. Le cinéma animalier s’impose dans son universalité. Alors pourquoi la France (comprenez les diffuseurs) reste-t-elle aussi frileuse ? Pourquoi les réalisateurs ont-ils tant de mal à imposer leur talent ? Pourquoi les Anglo-saxons ou les Japonais investissent-ils avec tant de succès dans les productions, alors que la même démarche en France relève du parcours du combattant ? Victor Hugo disait que « rien n'arrête une idée en marche quand son temps est venu ». Il serait temps de boucler la boucle en marchant enfin dans les pas de Louis Lumière.

Allain Bougrain Dubourg, président de la LPO



Actualités

Paul Reddish : « The Ménigoute touch ! »

Cinéaste animalier et producteur de Free Spirit Films, le Britannique Paul Reddish figurait l’an passé parmi les membres du jury. En 2009, son film Iron Curtain – Ribbon of life, est arrivé en second pour le prix du Crédit Agricole et en troisième pour le prix du Jury. Filmé par Marie Daniel, Samuel Ruffier & Aude Moreau-Gobard, il nous livre son regard bienveillant sur le Festival de Ménigoute.

Une femme présidente du jury 2011 !

Nouveauté cette année, c’est une femme, Anne Lapied, qui présidera le jury du 27e Festival de Ménigoute. Récompensé deux fois à Ménigoute, le travail qu’elle réalise avec son mari, Erik, magnifie depuis des années la montagne, sa faune et ses hommes. L’an passé, leur long métrage autobiographique, Voyage au bout de l’hiver, a décroché le Lirou d’Or. Premières réactions de la réalisatrice, comblée, depuis son fief alpin.

• Quel effet cela vous fait-il d’être la première femme à présider un jury du Festival de Ménigoute ?
(Rires) J’étais surprise qu’il n’y en ait pas eu avant moi car dans les festivals de montagne auxquels je participe avec Erik, il y a parfois des femmes présidentes. J’ai donc vraiment pris ça pour un honneur. J’ai une légère appréhension sur ma capacité à ingurgiter autant de films à la suite, mais je suis très motivée pour en discuter avec mes pairs.

• Doit-on en déduire que l’univers du cinéma animalier est misogyne ? !
Il est évident qu’on y trouve moins de femmes que d’hommes, comme dans tous les domaines de la protection de l’environnement d’ailleurs, du moins aux postes à responsabilité. Les capacités physiques qu’exige l’usage d’une caméra expliquent en partie ce constat, en particulier dans le domaine montagnard qui est le mien. Il faut aussi être bricoleur pour adapter un objectif, fabriquer des raccords ou concevoir un travelling particulier… Ce n’est pas mon cas, mais j’ai quand même la chance d’avoir les capacités physiques pour porter du matériel à plus de 4 000 m d’altitude.

• Que représente le festival dans votre carrière ?
Notre première participation remonte à… loin ! Nous sommes souvent venus, avec Erik. C’est un rendez-vous d’autant plus important pour nous que nous sommes autonomes en matière de production. Nous avons besoin de nous confronter à d’autres regards du métier. Le regard du public, nous le rencontrons lors des tournées de conférences qui financent notre travail. Mais le public de Ménigoute est plus averti.

• Trois mots qui définissent le festival de Ménigoute à vos yeux ?
Le premier, c’est « défi ». Défi de créer un festival dans un village et de le faire durer en drainant autant de monde. « Espoir » en second, car une telle mobilisation rassure sur l’intérêt du public pour le cinéma animalier et la nature. Chaque action qui va dans ce sens contribue à faire avancer les choses. Enfin, le mot « convivialité ». Quand on va manger dans l’une des deux salles, on discute soit avec un élu, soit avec un habitué, ou encore un réalisateur, mais c’est toujours sympa. Sans compter les retrouvailles, autour des stands !

Propos recueillis par Catherine Levesque

Nouveauté 2011 : Du cinéma pour les oreilles !


Les films de la prochaine édition commencent tout juste à s’empiler dans le bureau de Dominique Brouard, fondateur du Festival de Ménigoute, qui espère en recevoir une centaine d’ici à l’été. Comme chaque année, une quarantaine de films sera projetée. « La sélection démarre fin avril. Ménigoute n’est pas un festival formaté. Nous aimons présenter des choses parfois moins abouties que d’autres, mais qui surprennent », rappelle Dominique Brouard. « Les productions ne régressent pas sur le plan international et s’améliorent en terme de qualité moyenne. Elles sont en revanche confrontées au problème du formatage télé qui altère la créativité », déplore-t-il. Du côté de la production française, moins vigoureuse, les cinéastes animaliers sont plus souvent sollicités pour travailler sur la proximité, le territoire. « Aujourd’hui, les responsables de programmes veulent de l’humain, constate Dominique Brouard, une personne qui se met en scène et raconte ses aventures façon boy scout, aux dépens de l’aspect naturaliste, souvent escamoté. Ça rejoint d’ailleurs la manière dont on traite l’actualité télévisée… ».

On connaît d’ores et déjà les films qui seront présentés hors compétition à l’ouverture et à la clôture du festival. Le premier, réalisé par trois étudiants de la dernière promotion de l’Iffcam portera sur la migration des grues cendrées (leur journal de bord est en ligne sur : http://www.iffcam.net/images/jbd_espagne_1.pdf et http://www.iffcam.net/images/jbd_espagne_2.pdf).

En clôture, un long métrage réalisé par Allain Bougrain-Dubourg présentera Les Quatre Saisons du Marais poitevin.
Nouveauté dans le paysage ménigoutais, deux soirées seront consacrées aux documentaires sonores. Enfin du cinéma pour les oreilles !

Catherine Levesque

Brèves

Avec la LPO, devine qui vient nicher chez toi !

Pour la deuxième année consécutive, la LPO propose une grande enquête de science participative ciblée sur les « nichoirs ». Intitulée « Devine qui vient nicher chez moi ? », elle alimentera à partir de l'an prochain l’Observatoire des oiseaux des jardins, créé en partenariat avec le Muséum national d’Histoire naturelle de Paris. Dans un premier temps, tout propriétaire de terrain est invité à poser des nichoirs pour favoriser la nidification des oiseaux cavernicoles, en déclin. Petits et grands pourront ainsi collecter des informations à valeur scientifique de mi-avril à début septembre, en France métropolitaine et en Corse. Les observations pourront être saisies sur un module mis en place sur : http://www.lpo.fr/. Des nichoirs sont à gagner, dont un équipé d'une webcam !

La sélection de films de Anne & erick LAPIED

Juste après la neige
Le lac du Bourget, grandeur nature
Paysans de montagne 1
Paysans de montagne 2
La vallée oubliée des hommes
Les marmottes du grand rocher
Les sentiers du petit bonheur

Disponibles chez FIFO-distribution


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