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Édito - Demain, c'est loin...

Du 27/10/2010
au 01/11/2010

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Ce titre est aussi celui du documentaire projeté hors compétition lors de l'inauguration du Festival qui, lui, se rapproche à grands pas. Produit par l'Association des amis et anciens élèves de l'IFFCAM*, ce 26 minutes s'intéresse à la déforestation autour du village de Manompana, à Madagascar. Réalisé par sept étudiants en septembre 2009, il nous met face à une problématique malheureusement commune dans les pays du Sud : la destruction d'une forêt primaire, celle d'Ambodiriana, au profit de l'agriculture et des besoins du quotidien. « Les Malgaches ont suffisamment de soucis au jour le jour pour se soucier de l'avenir de leur forêt », résume Florian Bernier, 24 ans, l'un des réalisateurs du film. « Outre des sources de revenus alternatives, l'Association de défense de la forêt d'Ambodiriana (ADEFA) avec la collaboration des habitants de Manompana a donc mis en place une pépinière pour reboiser les collines et créer des corridors biologiques entre les pans de forêt épargnés. »

Alors que s'achève l'Année de la biodiversité et que va s'ouvrir l'Année internationale de la forêt, la symbolique sera donc forte pour cette ouverture de festival. D'autant plus forte qu'elle émane d'une pépinière de jeunes cinéastes aussi engagés que talentueux.

Catherine Levesque

• A 16 heures, le 27 octobre.

* Institut francophone de formation au cinéma animalier de Ménigoute.

Actualités

L'écovolontariat se structure sur le Net



L'outil est fort pratique pour les écovolontaires en puissance : on se connecte sur le portail (http://www.jagispourlanature.org), on clique sur l'onglet « Trouver une action », on choisit la durée (d'une heure à six semaines ou plus), la région (métropole ou Dom Tom) et les résultats s'affichent.

Ouverte en mai dernier sur une initiative de la Fondation Hulot et de l'association A pas de loup lien, le portail « J'agis pour la nature » se veut désormais la référence pour garantir le respect du concept d'écovolontariat (c'est-à-dire gratuit ou peu payant) et se place comme un intermédiaire de confiance en imposant aux structures la signature d'une convention et d'une charte. « Cet outil permet aussi de simplifier les démarches pour l'écovolontaire », précise Maxime André, chargé de projet Soutiens et Réseaux à la Fondation Hulot, qui présentera la plateforme sur un stand dédié durant une partie du festival. « Pendant l'entracte de certaines projections, nous allons aussi diffuser un film de 2 minutes sur les objectifs et certains projets d'écovolontariat. Les associations présentes au festival auront bien sûr la possibilité d'enrichir le portail en actions. »

La plateforme, qui compte actuellement 43 contributeurs, a enregistré 35 000 visites depuis sa création. « Elle est surtout consultée par des habitants de grandes villes, Paris notamment, et à 58 % par des femmes, entre 18 et 25 ans », souligne Maxime André, qui note une nouvelle augmentation de la fréquentation depuis la rentrée.
Catherine Levesque


Cap DOM : ti' punch géant à Ménigoute !

Le 28 octobre, à Ménigoute, on trinquera à la santé de cinq espèces mondialement menacées. Pour la première fois, un projet LIFE+ (programme de conservation européen - Lire le résumé en PDF) s'attachera à la protection de la faune outre- mer en mettant en réseau des associations ultra-marines.

« Nous tenions à fêter cet événement à Ménigoute, où ces associations sont représentées depuis longtemps », s'enthousiasme Julie Riegel, responsable technique des programmes à la LPO. D'un montant de 2,3 millions d'euros, cette action vise en particulier le « tuit tuit », un passereau réunionnais en voie d'extinction, le papangue (busard de Maillard), seul rapace à se reproduire sur l'île, le moqueur à gorge blanche, endémique des Petites Antilles, et, pour la Guyane, le coq de roche orange et le héron agami. Sont également concernées les savanes sèches de Guyane, un habitat rare qui couvre moins de 2 % du territoire.

« L'objectif est d'améliorer leur connaissance et leur protection tout en prenant en compte les enjeux sociaux et économiques, ce qui est crucial dans les DOM », poursuit Julie Riegel, ravie de pouvoir valoriser des partenaires locaux : la Société d'étude ornithologique de La Réunion (SEOR), le Groupe d'étude et de protection des oiseaux de Guyane (GEPOG), l'Association ornithologique de La Martinique et le Parc national de La Réunion.
Ti' punch géant, accras de morue, boudins créoles… l'événement sera fêté dignement grâce au cocktail organisé par le Comité du tourisme de Guyane. Des courts-métrages sur des espèces ultra-marines seront diffusés en parallèle, avant la projection des deux films officiellement en compétition (Voir le programme du Festival 2010 au format PDF).
Catherine Levesque
Apéros de l'environnement
A la santé de la biodiversité

L'Espace Bar du Festival de Ménigoute est probablement l'un des seuls débits de boisson où l'on puisse siroter un p'tit jaune sans eau – écologie oblige – en parlant vert. Sur le coup de midi, on y aborde des questions d'environnement en toute convivialité, grâce au soutien d'EDF, de Ricard et du Courrier de l'Ouest. « Cette année, la biodiversité est à l'honneur ».

Le premier rendez-vous sera consacré au franchissement des barrages par les poissons migrateurs. François Travade, ingénieur senior à EDF Recherches et Développement, travaille depuis une trentaine d'années sur cette problématique. Il a participé à la conception de la plupart des « passes à poissons » construites depuis les années 1980 sur les barrages d'EDF. En collaboration avec l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques, il met au point des dispositifs permettant d'éviter leur passage dans les turbines hydroélectriques lors de leur descente vers la mer. Il présentera à son auditoire les techniques permettant d'évaluer l'efficacité de ces installations, ainsi que les principaux résultats obtenus en France.
Catherine Levesque

Brèves

Chouette duo

Parmi la centaine de clichés parvenus de toute la France, le premier prix du 2e Concours photo FIFO sur les « Oiseaux de Poitou-Charentes » a été décerné à Grégory Smellinckx, de Rieulay (Nord), pour ses deux chouettes hulottes installées dans la cavité d'un vieil arbre.
L'atmosphère forestière et la belle lumière ont largement contribué à séduire le jury, composé d'Alain Buchet, photographe, Philippe Bonnarme, reporter photo au Courrier de l'Ouest, Françoise Caquineau et Johan de Crem, peintres, Jean-Jacques Fouquet, journaliste, et Marie Daniel, réalisatrice. La récompense ? Un voyage à Majorque !

Ménigoute à vol d'oiseau

La gare de Poitiers est la plus proche de Ménigoute. Elle est desservie par le TGV en provenance de Paris. Une navette sera organisée quatre fois par jour pour vous rendre à Ménigoute. Pour les automobilistes, deux autoroutes à proximité : l'A10 (sortie 31) et l'A83 (sortie 11). Vous pouvez déposer et consulter les annonces de covoiturage sur le site http://covoiturage.poitou-charentes.fr.
A l'aéroport de Poitiers-Biard, vols réguliers depuis Londres, Lyon et Ajaccio (navette quatre fois par jour). Quant au vélo…
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