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LE JURY DU 32e FESTIVAL DE MÉNIGOUTE

 

 

Le réalisateur Jacques Malaterre , président du jury du 32e Festival de Ménigoute

 

Réalisateur polyvalent et prolifique, Jacques Malaterre  a présidé le jury du  Festival de Ménigoute. Entretien avec l'auteur à succès de L’Odyssée de l’espèce, également président de l'association BiodiversiTV, qui porte la web TV du festival, Mainate TV.

• Vous présiderez le jury du prochain Fifo, mais vous êtes déjà engagé dans plusieurs structures de la région Poitou-Charentes ?
Je suis né à Avignon et basé à Paris, mais j'ai en effet un certain nombre d'attaches dans la région. En premier lieu, je viens régulièrement à La Rochelle, d'où est originaire ma femme, et je siège trois ou quatre fois par an au Comité de sélection du fonds d'aide à la production cinématographique, audiovisuelle et multimédia de la région Poitou-Charentes, dans la catégorie documentaire. Enfin, je préside la jeune association BiodiversiTV, qui, au-delà de Mainate TV, la Web TV du Festival de Ménigoute, a pour objet la création et la diffusion de programmes audiovisuels dédiés à l’éducation à la biodiversité…

• Vous avez aussi un lien privilégié avec l'École de cinéma animalier de Ménigoute, l'Iffcam ?

Lorsque j'ai travaillé sur Le plus beau pays du monde, dont j'ai présenté le teaser lors de l'édition 2013 du festival (voir la newsletter), j'ai en effet choisi de confier certaines réalisations à une dizaine de jeunes formés dans cette école unique en Europe. J'avais envie de leur transmettre mon expérience et, pour les avoir côtoyés sur le terrain, j'ai constaté qu'ils avaient un vrai savoir-faire technique, une déontologie et une belle approche du cinéma animalier. C'est la passion de la nature qu'ils expriment au-delà de leur métier.

• Vous êtes éducateur à l'origine. Comment expliquez-vous un parcours aussi atypique que polyvalent ?
Je me suis servi  de l'image et du théâtre dans mes activités d'éducateur pour personnes handicapées. J'ai appris tout seul, puis j'en ai fait une profession. De mon métier d'origine je conserve le goût de l'aventure humaine, de la rencontre avec les autres. J'ai fait une centaine de films, des documentaires, des fictions et des docu-fictions. À chaque fois c'est une nouvelle approche. Quand on est réalisateur, il faut savoir rester frais et se mettre en danger.

• Quels sont vos projets du moment ?
Je travaille beaucoup ! J'ai réalisé en janvier un téléfilm avec Patrick Sébastien pour France 2, L'Affaire de maître Lefort, et j'en tourne un autre pour France 3 avec Richard Anconina, La Loi de Christophe. Je termine pour Arte vingt 26 minutes historiques sur des héros européens tombés dans l'oubli, Les Oubliés de l'Histoire, qui seront diffusés fin 2016. Enfin, je travaille aussi sur un projet de film animalier sur la communication sonore animale pour la maison de production Ciné-TV, provisoirement baptisé "Écoute".

• Quel regard portez-vous justement sur le genre animalier ?
Les techniques ont beaucoup évolué, les créneaux de diffusion se sont multipliés et les téléspectateurs ont atteint un certain niveau de connaissances. On ne peut donc plus se contenter de capter des images. Il faut à la fois raconter une histoire et procurer de l'émotion au spectateur désireux d'apprendre quelque chose de nouveau.

• Comment allez-vous endosser votre rôle de président du jury en octobre prochain ?
Un réalisateur se doit de soutenir les festivals, car c'est l'occasion d'y voir des films qui pour beaucoup n'ont pas de diffuseur télé ou ciné. C'est aussi un regard sur des productions internationales. Je suis ravi de participer au Festival de Ménigoute où, contrairement à d'autres festivals, on est dans la passion et pas dans la démonstration. C'est un moment intense sous le signe de la rencontre, une vérité simple s'en dégage. À chaque fois que je préside un jury, j'essaie d'abord de comprendre à qui le film se destine, puis je me positionne en tant que spectateur. L'approche professionnelle n'arrive que dans un second temps.

Propos recueillis par Catherine Levesque.

 

Dominique Py, Bénévole à France nature environnement et pilote du réseau "Faune sauvage" de FNE

Dominique Py est professeur d'informatique. Pratiquant l'ornithologie et la botanique en amateur, elle s'investit bénévolement dans différentes associations de protection de la nature, particulièrement sur le thème de la chasse, de la faune et de la flore. Elle est membre de divers conseils consultatifs pour la chasse et la faune sauvage.

 

 

 

 

 

 

 

Alain Chollon, Délégué Régional France 3 Poitou-Charentes

Âgé de 60 ans il a commencé sa carrière de journaliste au milieu des années 70 en travaillant pour les journaux de Midi Libre et Ouest France. Il rejoint le service public de la télévision en 1981. Successivement il travaille dans les rédactions de France 3 à Rennes puis à Bordeaux où il devient rédacteur en chef adjoint en 1986. Il quitte cette ville pour devenir rédacteur en chef en 1995 à Amiens. Revient à Bordeaux comme rédacteur en chef. En 2004 il se retrouve à Paris à la rédaction en chef des éditions du week-end de France 3,  du 12/13 et du 19/20. Avec la réforme de France Télévisions en 2010, il quitte Paris pour Toulouse puis Poitiers où il dirige les équipes éditoriales de l'antenne Poitou-Charentes de France Télévisions. Il vit principalement dans la Nouvelle Aquitaine et plus précisément dans la région de la Haute-Landes. Il participe à la vie associative et il préside depuis plus d’un an, l’association « Adichats ».

 

 

Philippe de Grissac, Vice-président national de la LPO et du Conservatoire du littoral

Philippe de Grissac, enseignant à la retraite, est engagé depuis 45 ans dans les Associations de protection de la Nature. Il est, entre autre, vice-président de la LPO France et vice-président du Conservatoire du Littoral… Il a produit un film sur Mayotte sélectionné à Ménigoute et écrit plusieurs ouvrages sur les oiseaux. Ornithologue et fan du FIFO, il est très heureux d’être une nouvelle fois membre du Jury.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Michel FOUQUET, Conseiller ornithologique du Groupe Ornithologique des Deux-Sèvres

Passionné par les oiseaux depuis l'enfance, il en a fait son métier. D'abord à l'Institut National de la Recherche Agronomique, puis au Centre National d'Études et de Recherches Appliquées sur l'Avifaune Migratrice de l'ONCFS. Spécialisé sur les anatidés et les limicoles, son travail le conduit chaque année en Afrique de l'Ouest et en Afrique Centrale pour des opérations de dénombrement et de baguage. Très impliqué dans le FIFO depuis le début, il assure le contrôle scientifique des traductions des commentaires des films doublés.

 

 

 

 

Roger Jeannin, Président de l'Association "Vautours en Baronnies"

De 1971 à 1975 il étudie à l’université de Besançon, puis Montpellier et obtient une Licence de psychologie puis une maîtrise de biologie animale suivie d’un Diplôme d’Études Approfondies d’Écologie (DEA). De 1975 à 1976, il est chargé d'enseigner la biochimie et la zoologie au laboratoire de zoogéographie de la faculté Paul Valéry de Montpellier avant de partir au Tchad, pour enseigner jusqu’en 1979 la zoologie des Invertébrés et la génétique, à l’université de N’Djaména dans le cadre d’un contrat de coopération civile, qui n’a pu aller à son terme en raison de la guerre civile survenue dans ce pays.De retour en France, il a effectué des remplacements de professeurs de Sciences Naturelles en tant que maître auxiliaire jusqu’en 1983, où il suit une année de formation au métier de technicien forestier à Nancy; métier qu’il exercera d’abord à la DDAF de l’Ardèche puis à la DDAF de la Drôme à partir de 1988. Dans ce dernier poste il est en charge de projets de reboisement puis de défense de la forêt contre l'incendie et enfin de la protection des espèces et milieux menacés : instructions et suivi de dossiers Natura 2000, rédaction d'Arrêtés préfectoraux de protection de Biotope (APPB). Il suit alors avec beaucoup d'intérêt les actions de réintroduction d'oiseaux nécrophages, engagées par l'association "Vautours en Baronnies". Il cesse toute activité professionnelle en 2010 et devient membre de l'association "Vautours en Baronnies".
Il est élu à la présidence de cette association le 27 mars 2012, succédant à son premier président, le docteur vétérinaire Alain Boutonnet.

 

 

 

 

 

 

Ronan Kirsch, Représentant de la Fédération Connaître et Protéger la Nature

Naturaliste, militant de la Protection de la Nature depuis 30 ans, spécialiste de l’écologie des chauves-souris d’outre-mer, Ronan KIRSCH a été dans une autre vie expert auprès de la ‘Species Survival Commission‘ de l’UICN, et chargé de projets “Grandes expéditions” au sein du Muséum national d’histoire naturelle (Paris) dans le cadre d’un programme d’exploration de la biodiversité tropicale négligée. S’il a pu constater les dégâts, il croit au formidable potentiel que l’être humain, dans sa diversité, porte intrinsèquement: sa connexion à la Nature dont il fait partie, parmi tant d’autres êtres vivants. Il a opéré depuis un “retour à la terre”: potier nomade en milieu rural, attaché aux terroirs, à leurs habitants et aux liens naturels qu’ils préservent, il tente au quotidien d’appliquer la sobriété heureuse et la décroissance vers une résilience écologique qu’il appelle de ses vœux pour tous, en s’appuyant sur un réseau humain riche et cosmopolite. Car il s’agit d’un chemin joyeux et collectif ! Persuadé que l’éloignement artificiel de la Nature dans lequel nos sociétés “occidentales” nous maintiennent, est à l’origine de nombreux maux écologiques et humains, mais optimiste et résolument ancré dans une démarche d’avenir, Ronan souhaite contribuer à rétablir ce lien organique de la Nature avec l’Humain, comme réponse de fond aux crises écologiques, sociales, et économiques qui s’installent.
“La résilience écologique, ne prône pas le retour à l’âge de pierre. Il s’agit de regarder l’avenir avec intelligence et créativité en respectant tous les locataires de notre planète. C’est le seul chemin écologiquement, socialement et humainement possible”.

 

 

 

Pierrick MARION, Chef du service Eau, Sites et Paysages de la DREAL de Poitou-Charentes.

Passionné depuis toujours par la protection de la nature, il a pu en faire son métier et aussi ses loisirs. Bagueur depuis l'âge de 16 ans, il continue tous les ans avec son frère, de baguer hérons, aigrettes, cormorans et spatules en Brière et au lac de Grand-Lieu, dont le classement en site et en réserve a nécessité une énergie de longue haleine. Ses photographies animalières ont permis de nombreuses illustrations dans les ouvrages sur Grand-Lieu. Il apporte volontiers son expertise dans le domaine du documentaire animalier au jury du Festival de Ménigoute, dont il est membre depuis l'origine.

 

 

 

 

Jason Peters, coordinateur de Wildeye Course, co-éditeur du Guide des cinéastes animaliers (The Wildlife Film-makers’ Resource Guide), rédacteur en chef de Wildlife Film News, Producteur de www.wildlife-film.com

Jason est fasciné par la faune sauvage depuis qu'il a grandi dans une ferme dans le comté du Sussex au sud de Londres. Très tôt, il a développé un profond respect pour tout ce qui vit autour de lui, mais découvrit que le monde naturel était en grande difficulté. Il a donc étudié les sciences de la biologie à l'université de Londres, puis s'est impliqué dans divers projets de conservation dans le monde entier, y compris dans les forêts tropicales du nord du Vietnam et sur le guépard en Afrique australe. Il a ensuite étudié la réalisation de documentaire animalier au Cap et a depuis travaillé principalement en tant que chercheur.
Jason est passionné par le fait de chercher des solutions aux problèmes de conservation et de développement et estime que les médias visuels peuvent être l'outil le plus efficace pour inviter au changement. Il est également le coordinateur du projet de la base de données Films That Make A Difference et est ravi de participer à cette initiative de catalogue des films qui ont déjà fait la différence dans l'espoir d'inspirer d'autres à en faire de même !